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Mgr Giacomo Morandi

Le pape a nommé Mgr Giacomo Morandi secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en remplacement de Mgr Luis Ladaria Ferrer qu’il vient de nommer préfet de la congrégation.

C’est François qui avait nommé Mgr Giacomo Morandi au poste de sous-secrétaire en 2015.

La Congrégation est donc verrouillée.

On constate que ce pape qui est soi-disant contre les mondanités fait de Mgr Giacomo Morandi, qui était prêtre de Modène, un « archevêque », titulaire de Cerveteri.

On continue donc de faire « évêques », et même « archevêques », les hauts fonctionnaires de la curie, qui n’ont aucune activité épiscopale.

A ce propos, je me pose une question de droit. Pendant longtemps j’ai cru que ces évêques « titulaires » étaient nommés évêques de diocèses où il n’y a plus de catholiques depuis longtemps : « in partibus infidelium » (chez les infidèles, essentiellement dans les pays musulmans). Ce qui ne change rien à l’absurdité de la chose, puisque un évêque doit être en charge d’une portion du peuple de Dieu. Mais on peut comprendre une certaine forme de continuité historique, quoique factice. Or j’ai découvert récemment que nombre d’évêques titulaires l’étaient d’anciens diocèses disparus mais qui sont toujours peuplés de catholiques. C’est précisément le cas pour Cerveteri, ville du Latium, de 36.000 habitants. Aujourd’hui Cerveteri fait partie du diocèse de Porto-Santa Rufina. Comment Mgr Giacomo Morandi peut-il être évêque d’un diocèse dont les fidèles appartiennent à un autre diocèse ? Comment peut-on justifier que Mgr Morandi ne puisse pas exercer ses fonctions d’évêque dans son diocèse qui n’existe pas mais qui est peuplé de catholiques et dont il est l’évêque ?

Saint Camille de Lellis

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Bibliothèque régionale d’Aoste

Il naquit en 1550, dans une petite ville des Abruzzes. Sa mère mourut quand il était encore au berceau, et son père, qui était officier, négligea fort son éducation. Il envoya pourtant son fils à l’école. L’enfant y apprit à lire et à écrire, mais, abandonné à lui-même, il se lia avec de jeunes vauriens et fit des jeux de dés et de cartes son occupation principale.

À dix-huit ans, Camille de Lellis embrassa la carrière des armes. Passionné pour le jeu au-delà de tout ce qui se peut dire, il ne tarda pas à perdre aux cartes toute sa fortune et, au bout de trois ans, un ulcère à la jambe, suite d’une égratignure négligée, l’obligea de quitter le service.

L’hôpital des Incurables de saint Jacques, à Rome, était alors desservi par les meilleurs chirurgiens. Dans l’espoir de faire guérir plus vite sa jambe, le jeune Napolitain s’y rendit, et sa fierté et son dénuement lui firent demander une place d’infirmier.

Le néant des choses humaines lui apparaissait souvent dans une vive lumière, il aurait voulu se faire capucin.

Mais, malgré les graves pensées qui le travaillaient, malgré les pertes énormes qu’il avait faites au jeu, la vue des cartes et des dés exerçait encore sur lui une fascination irrésistible.

Le futur fondateur des Frères du bien mourir abandonnait le service des malades pour aller jouer. Aussi on ne tarda pas à le renvoyer, non seulement comme joueur, mais encore comme fantasque, emporté et cherchant querelle, sur le moindre prétexte, aux employés de la maison.

Tels furent les débuts du saint dans une carrière où il devait aller jusqu’au bout des forces humaines dans l’abnégation et la charité.

Réduit par ses folies à gagner misérablement sa vie et tourmenté à certaines heures du désir de la perfection, Camille de Lellis fut tour à tour novice franciscain, aide-maçon, infirmier par nécessité et soldat. L’extrême misère et ses essais de vie religieuse ne l’avaient point guéri de son amour du jeu et, à Naples, on le vit, emporté par sa passion, jouer jusqu’à sa chemise — qu’il perdit.

L’infortuné jeune homme semblait condamné à finir ses jours dans quelque misérable querelle. Mais, malgré son naturel emporté, malgré tous ses excès, ce joueur frénétique et malheureux n’avait jamais souillé ses lèvres d’un blasphème. Ce fut là sans doute, dit l’un de ses biographes, ce qui lui fit trouver grâce devant Dieu.

Un jour qu’il cheminait à pied, seul et sans ressource, l’injure faite par ses péchés à la Majesté divine lui apparut tout à coup dans une lumière si terrible qu’il tomba la face contre terre. Il se releva changé, transformé, résolu à ne plus vivre que pour expier ses folies et ses crimes. Il se rendit à Rome et s’offrit, en qualité d’infirmier volontaire et gratuit, à l’hôpital des Incurables d’où on l’avait renvoyé.

Là, Camille de Lellis parut un homme nouveau et, tout en pratiquant des mortifications terribles, il servit nuit et jour les malades, avec un dévouement aussi tendre qu’infatigable.

Il s’attachait surtout aux mourants et, comme un ange du ciel, les préparait à paraître devant Dieu. Son incomparable charité et ses hautes capacités le firent bientôt nommer directeur de l’hôpital. Le saint eut bien des occasions de constater que l’argent seul ne fait pas les bons infirmiers et il souffrait cruellement de se voir si mal secondé par les employés mercenaires.

Afin de porter remède à ce mal, il résolut de fonder une congrégation d’hommes charitables qui serviraient les malades pour le seul amour de Jésus-Christ.

Pendant qu’il méditait ce grand projet, un Christ, détachant ses mains de la croix, les tendit suppliantes vers lui et l’encouragea dans son dessein.

Du cœur du saint, cet appel du Christ fit jaillir les énergies irrésistibles.

Il triompha de tous les obstacles ; il trouva des compagnons tels qu’il en désirait et, afin d’être plus utile aux malades, il résolut, sur l’ordre de saint Philippe de Néri, son directeur et son ami, de se préparer au sacerdoce. Il apprit le latin avec une ardeur incroyable, fit ses études théologiques au collège romain et reçut la prêtrise.

Des amis lui donnèrent une maison ; le pape Sixte v approuva l’institut naissant, et, trois ans plus tard, Grégoire xiv fit de sa congrégation un ordre religieux.

Les fils de saint Camille remplaçaient les infirmiers mercenaires presque toujours insuffisants. Ils transformèrent les hôpitaux et se répandirent bientôt dans les villes d’Italie et dans toute la chrétienté. Leur saint fondateur leur avait donné pour règle de voir dans les malades Jésus-Christ en personne. Aussi ces religieux firent partout des prodiges de charité. Ils s’engageaient par vœu à servir les malades — même pestiférés — et, dans les temps d’épidémie, beaucoup moururent victimes de leur dévouement.

On aimera peut-être à savoir ce que saint Camille recommandait surtout à ceux qui assistent les mourants. Il voulait qu’on les exhortât discrètement et suavement à s’abandonner à Dieu, à accepter la mort en union avec Notre Seigneur et en esprit d’expiation.

Il voulait qu’on fît demander aux mourants l’application du fruit de cette prière que Jésus-Christ fit sur la croix.

Dans les derniers moments, le saint recommandait instamment qu’on rappelât souvent aux mourants l’invocation des noms de Jésus et de Marie.

Il ordonna aussi de continuer les prières pour les agonisants quelque temps après qu’ils paraîtraient avoir rendu le dernier soupir.

Camille de Lellis parlait toujours aux malades avec une douceur toute céleste. Par ses exhortations pénétrantes, il leur inspirait la patience, la résignation, parfois même la joie de souffrir.

Il appelait les cruelles infirmités dont il souffrait des miséricordes du bon Dieu.

On l’entendait souvent dire comme saint François d’Assise :

« Le bonheur que j’espère est si grand, que toutes les peines et toutes les souffrances deviennent pour moi des sources de joie ».

Austère à lui-même jusqu’à ne se laisser que la peau et les os, il avait pour tous les malades la tendresse d’une mère. Il poussait la bonté jusqu’à faire faire de la musique auprès de ceux qui trouvaient, dans cette harmonie, quelque soulagement à leurs maux.

On le voyait, épuisé de fatigues et de souffrances, se traîner de lit en lit pour voir si rien ne manquait aux malades et pour leur parler de l’amour de Dieu.

Même dans les conversations ordinaires, les discours de saint Camille roulaient toujours sur l’amour de Dieu, et, s’il lui arrivait d’entendre un sermon où il n’en fut point parlé, il disait que c’était un anneau auquel il manquait un diamant.

Lorsqu’on lui annonça que les médecins désespéraient de sa vie, il s’écria, ravi :

« Je me suis réjoui parce qu’on m’a dit : Nous irons dans la maison du Seigneur ».

Quand on lui apporta le viatique, il versa des larmes et dit avec une humilité profonde :

« Je reconnais, Seigneur, que je suis le plus grand des pécheurs et que je ne mérite pas la faveur que vous daignez me faire, mais sauvez-moi par votre infinie miséricorde. Je mets toute ma confiance dans votre précieux Sang ».

Il prononçait avec tant de tendresse les noms de Jésus et de Marie, que l’amour qui le consumait embrasait aussi les assistants. Enfin, les yeux fixés sur une image de Marie et les bras en croix, il expira dans une paix céleste, en invoquant toujours ces doux noms qui furent ses dernières paroles.

Laure Conan, Physionomie de saints, Montréal, 1913

Délire sans fin

Les bustes des professeurs Henry Maudsley et Frederick Mott, fondateurs de l’institut de psychiatrie du King’s College de Londres, vont être enlevés du hall d’entrée et remplacés par un « mur de la diversité ».

Il se trouve en effet que sir Henry Maudsley et sir Frederick Mott sont deux hommes blancs, donc « intimidants pour les minorités ethniques », au point que leur présence obsédante dans le hall (conjointement avec quelques tableaux représentant également des mâles blancs, qui vont également être enlevés) crée un climat « aliénant » auquel il est urgent de mettre fin. Dixit le doyen, « Patrick Leman, MA, PhD, FBPsS ».

Quand les psys deviennent fous…

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Au moins c’est clair

Dans un article de L’Express, on apprend que Sibeth Ndiaye « assume parfaitement de mentir pour protéger le président ».

Sibeth Ndiaye, Sénagalaise née à Dakar, française depuis un an (juin 2016), est la grande conseillère en communication d’Emmanuel Macron.

Non seulement elle ment comme elle respire quand il s’agit de défendre Macron, mais en outre elle fait pression sur les médias. Et elle le fait, dit-elle, tous les jours :

« Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d’interprétation. »

Renaissance

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La cathédrale maronite Saint-Elie d’Alep n’a plus de toit. Mais le 11 juillet, plus de mille habitants de la ville y ont assisté à une interprétation de la Messe en ut mineur de Mozart, par l’Orchestre symphonique de Damas et le chœur Naregatsi né dans les ruines et constitué par les diverses communautés chrétiennes.

Le concert a été réalisé avec la contribution de L’œuvre d’Orient, et a été dirigé par le Père Yeghiche Elias Janji, prêtre arménien catholique qui n’a jamais cessé, même durant la guerre, de dirigeer des concerts dans différentes villes syriennes, et qui avait dirigé cette même Messe de Mozart devant le Pape Benoît XVI.

Mgr Joseph Tobji, archevêque d’Alep des Maronites déclare à l’agence Fides : « Ce concert représente en soi un signal fort, de grand impact symbolique et qui peut être perçu par tous : dans une église dévastée, où tout semblait détruit, la vie refleurit à nouveau et l’on repart. Un orchestre de musiciens musulmans et chrétiens exécute la Messe dans la version composée par un grand génie de l’humanité, une œuvre de foi et d’art qui résonne dans un lieu qui avait été dévasté par la barbarie et par la violence brutale. Le jeu des lumières dans l’église en ruines était lui aussi très suggestif. Beaucoup de gens sont venus et n’ont pas trouvé de place. » (C’est pourquoi des écrans avaient été installés sur le parvis.)

Il est interdit de se plaindre

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Andrea Tornielli rapporte que e 14 juin dernier, le psychologue vedette Salvo Noè a offert à François une pancarte avec ce qui est selon lui la « loi n°1 sur la protection de la santé et du bien-être » : « Il est interdit de se plaindre ». Le texte se poursuit ainsi : « Les transgresseurs sont sujets à un syndrome de victimisation avec abaissement notable de la bonne humeur et de la capacité à résoudre les problèmes. L’amende est doublée si la violation est réalisée en présence d’enfants. Pour obtenir le meilleur de vous vous devez vous concentrer sur vos propres potentialités et non sur ses propres limites, puis : arrête de te plaindre et agis pour changer ta vie en mieux. Dr Salvo Noè. »

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François a pris la pancarte avec cet affreux rire gras et forcé dont il a le secret, disant au psychologue qu’il allait l’afficher à l’entrée de son « bureau où il reçoit les gens ». Finalement il n’a pas osé et l’a mise sur la porte de sa chambre…

Benoît XVI : l’Eglise coule

Le message envoyé par Benoît XVI pour les obsèques du cardinal Meisner (l’un des cardinaux des Dubia) n’est pas passé inaperçu :

… au cours de cette dernière période de sa vie, il a appris à lâcher prise et à vivre toujours plus dans la certitude profonde que le Seigneur n’abandonne pas son Eglise, même lorsque parfois le navire a tant pris l’eau qu’il est sur le point de chavirer.

Les papolâtres tentent de se raccrocher au « parfois » pour affirmer que Benoît XVI ne parle pas de la situation présente. C’est idiot. Le contexte montre que le « parfois » sert seulement à atténuer la violence du propos et veut dire en fait « maintenant », de même que dans d’autres circonstances (pour les dérives post-Vatican II) ce diplomatique « parfois » ratzingérien veut dire « souvent », voire « très souvent »…

Les grandes figures italiennes du progressisme et du rupturisme Alberto Melloni et Massimo Faggioli ne s’y sont pas trompées, évidemment, et ont encaissé le coup. Le premier a twitté : « Il existe un proto-Ratzinger, un deutero-Ratzinger, et à présent aussi un pseudo-Ratzinger qui fait allusion de façon négative au pape régnant. » Et le second : « Ce serait bien de savoir qui a écrit le message de Benoît XVI aux funérailles du cardinal Meisner. »

On constate aussi que le blog ultra-bergoglien Il Sismografo, rendant compte du message de Benoît XVI, censure cette phrase.

On ne peut que rapprocher le propos de Benoît XVI de celui qu’il a tenu devant les nouveaux cardinaux le 28 juin : « Le Seigneur est victorieux à la fin. »

Le pape rend toujours hommage à un cardinal qui vient de mourir, même quand il est inconnu. Mais pour le cardinal Meisner, silence radio de la part de François…

Voir Benoît et moi, le blog de Jeanne Smits, Sandro Magister.

Saint Alexis

Menées, 17 mars.

Saint Alexis, l’homme de Dieu. Il était issu d’une famille illustre de Rome mais il choisit de suivre la voie de la chasteté et de l’ascétisme. Il mourut en 410.

Apolytikion

Tu as germé d’une racine célèbre et renommée, tu as fleuri d’une ville royale et glorieuse, ô très sage Alexis. Mais, méprisant tout cela comme périssable et passager, tu t’es hâté de rejoindre le Christ Seigneur. Aussi implore-le toujours pour nos âmes.

Par le P. Nicodème Kabarnos.

Ἐκ ῥίζης ἐβλάστησας, περιφανοῦς καί κλεινῆς, ἐκ πόλεως ἤνθησας, βασιλικῆς καί λαμπρᾶς, Ἀλέξιε πάνσοφε· πάντων δ᾽ ὑπερφρονήσας, ὡς φθαρτῶν καί ῥεόντων, ἔσπευσας συναφθῆναι, τῷ Χριστῷ καί Δεσπότῃ. Αὐτόν οὖν ἐκδυσώπει ἀεί, ὑπέρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

6e dimanche après la Pentecôte

Introït

Dóminus fortitudo plebis suæ, et protéctor salutárium Christi sui est : salvum fac pópulum tuum, Dómine, et benedic hereditáti tuæ, et rege eos usque in sǽculum.

Ad te, Dómine, clamábo, Deus meus, ne síleas a me : ne quando táceas a me, et assimilábor descendéntibus in lacum.

Le Seigneur est la force de son peuple et le protecteur salutaire de son Christ: sauvez votre peuple, Seigneur, et bénissez votre héritage, régissez-les jusqu’aux siècles sans fin.

Je crierai vers vous, Seigneur, mon Dieu, ne gardez pas le silence à mon égard : de peur que, si vous ne répondez pas, je ne sois semblable à ceux qui descende dans la fosse.

6th Sunday after Pentecost: Introit from Corpus Christi Watershed on Vimeo.

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Dans le graduel de Nokter, la lettrine de l’introït de ce dimanche (la hampe du d) rejoint la lettrine de l’introït de dimanche dernier.