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Benoît XVI : l’Eglise coule

Le message envoyé par Benoît XVI pour les obsèques du cardinal Meisner (l’un des cardinaux des Dubia) n’est pas passé inaperçu :

… au cours de cette dernière période de sa vie, il a appris à lâcher prise et à vivre toujours plus dans la certitude profonde que le Seigneur n’abandonne pas son Eglise, même lorsque parfois le navire a tant pris l’eau qu’il est sur le point de chavirer.

Les papolâtres tentent de se raccrocher au « parfois » pour affirmer que Benoît XVI ne parle pas de la situation présente. C’est idiot. Le contexte montre que le « parfois » sert seulement à atténuer la violence du propos et veut dire en fait « maintenant », de même que dans d’autres circonstances (pour les dérives post-Vatican II) ce diplomatique « parfois » ratzingérien veut dire « souvent », voire « très souvent »…

Les grandes figures italiennes du progressisme et du rupturisme Alberto Melloni et Massimo Faggioli ne s’y sont pas trompées, évidemment, et ont encaissé le coup. Le premier a twitté : « Il existe un proto-Ratzinger, un deutero-Ratzinger, et à présent aussi un pseudo-Ratzinger qui fait allusion de façon négative au pape régnant. » Et le second : « Ce serait bien de savoir qui a écrit le message de Benoît XVI aux funérailles du cardinal Meisner. »

On constate aussi que le blog ultra-bergoglien Il Sismografo, rendant compte du message de Benoît XVI, censure cette phrase.

On ne peut que rapprocher le propos de Benoît XVI de celui qu’il a tenu devant les nouveaux cardinaux le 28 juin : « Le Seigneur est victorieux à la fin. »

Le pape rend toujours hommage à un cardinal qui vient de mourir, même quand il est inconnu. Mais pour le cardinal Meisner, silence radio de la part de François…

Voir Benoît et moi, le blog de Jeanne Smits, Sandro Magister.