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Tua est potentia

℟. Tua est poténtia, tuum regnum, Dómine: tu es super omnes gentes:
* Da pacem, Dómine, in diébus nostris.
V. Creator ómnium, Deus, terríbilis et fortis, justus et miséricors.
℟. Da pacem, Dómine, in diébus nostris.

A vous est la puissance, à vous la royauté, Seigneur ; c’est vous qui êtes au-dessus de toutes les nations : donnez la paix, Seigneur, en nos jours. Dieu, Créateur de toutes choses, terrible et fort, juste et miséricordieux. Donnez la paix, Seigneur, en nos jours.

Répons des matines. Comme celui d’hier, il évoque les Maccabées, sans qu’on puisse déterminer une citation précise, sauf pour le verset qui reprend le début de la prière de Néhémie en II Maccabées 1,24. Pour le reste on trouve une formule voisine dans la prière de David au premier livre des Chroniques 29,11. Voici ce répons par les mêmes interprètes qu’hier :
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Le cardinal Müller se lâche

C’est l’un des paradoxes de ce calamiteux pontificat : c’est maintenant qu’il n’est plus aux commandes du dicastère de la foi que le cardinal Müller défend la foi (peut défendre la foi), et de façon incisive et sans concession. Manifestement irrité par la célébration de Luther qui envahit le champ catholique jusqu’au pape, il répond au secrétaire général de la conférence épiscopale italienne, Mgr Galantino (proche de François) qui a fait déborder le vase en qualifiant l’action de Luther d’« événement du Saint-Esprit ». Il est clair que, in fine, le cardinal Müller vise François lui-même.

Extraits :

Il y a une grande confusion aujourd’hui dans le discours sur Luther, et il faut dire clairement que du point de vue de la théologie dogmatique, du point de vue de la doctrine de l’Eglise, il n’y eut pas en réalité une réforme mais une révolution, c’est-à-dire un bouleversement total des fondements de la foi catholique. Il n’est pas réaliste de prétendre que son intention était de lutter contre certains abus relatifs aux indulgences, ou contre les péchés de l’Eglise de la Renaissance.

Dans le livre écrit par Luther en 1520, De captivitate Babylonica ecclesiae, il semble tout à fait clair que Luther a tourné le dos à tous les principes de la foi catholique, de l’Ecriture Sainte, de la Tradition apostolique et du magistère du Pape et des Conciles, et de l’épiscopat. En ce sens, il a travesti le concept de développement homogène de la doctrine chrétienne, tel qu’on l’a explicité au Moyen Age, en venant jusqu’à nier le sacrement, signe efficace de la grâce qui s’y trouve ; il a remplacé cette efficacité objective des sacrements par une foi subjective. (…)

Il est donc inacceptable d’affirmer que la réforme de Luther « était un événement du Saint-Esprit ». Au contraire, elle était dirigée contre le Saint-Esprit.

Il n’est pas non plus exact d’affirmer que Luther avait au départ de bonnes intentions, en signifiant ainsi que c’était donc l’attitude rigide de l’Eglise qui l’avait poussé sur le mauvais chemin. Ce n’est pas vrai (…)

Il n’est davantage exact que l’Eglise a refusé le dialogue (…).

Dans la confusion actuelle qui touche un si grand nombre on en est arrivé à mettre la réalité sens dessus dessous : ils considèrent le pape comme infaillible lorsqu’il parle en privé, mais quand les papes de toute l’histoire ont proposé la foi catholique, ils disent que cela est faillible. (…)

Une chose est le désir d’avoir de bonnes relations avec les chrétiens non-catholiques d’aujourd’hui, afin de se rapprocher d’une pleine communion avec la hiérarchie catholique, et aussi avec l’acceptation de la tradition apostolique selon la doctrine catholique, autre chose est de ne pas comprendre ou de falsifier ce qui s’est passé il y a cinq cents ans, et l’effet désastreux que cela a eu. (…)

Il faut évidemment tout lire, en remerciant Jeanne Smits d’avoir traduit ce texte auquel on pourra désormais avoir recours sans modération.

Aux Pays-Bas

Sept mois après les législatives (209 jours exactement), Mark Rutte a réussi à constituer un nouveau gouvernement et en a annoncé la composition le 20 octobre. Aujourd’hui, 26 octobre, le roi a investi ce gouvernement.

Et la première chose qu’on apprend (c’était hier, donc avant même la prise de fonctions officielle), c’est que le gouvernement ne permettra pas la création et le développement d’embryons à fin de recherche scientifique.

Ce qui est un revirement à 180 degrés.

Dans ce gouvernement où cohabitent (pour combien de temps ?) des libéraux européistes acquis à tous les excès de la culture de mort et les calvinistes nationalistes de l’Union chrétienne, ces derniers (avec 3,4% des voix…) ont trois ministres, dont le… ministre de la Santé, Paul Blokhuis.

Protéger le meurtre

Par 86 voix contre 1 (celle du seul député indépendant), le parlement de l’Ontario a adopté hier un projet de loi qui interdit à quiconque de manifester sa désapprobation de l’avortement à moins de 50 mètres d’un des huit avortoirs de l’Etat, zone qui peut être étendue à 150 mètres sur demande. Une zone de 150 mètres est également établie autour du domicile des avorteurs. Les pharmacies et tout autre lieu où l’on procure des abortifs peuvent demander la même protection.

Le contrevenant s’expose à une amende de 5.000 $ et six mois de prison.

Le procureur général de l’Etat, Yasir Naqvi, qui est aussi ministre de la Justice et député libéral, et qui est à l’origine du texte, s’est félicité que les trois partis politiques aient travaillé ensemble pour faire passer la loi en un temps record, sans amendements. « Nous, les législateurs, avons adopté une loi très importante qui garantit aux femmes un accès sûr aux services de santé tels que la santé reproductive et les services d’avortement. Nous avons travaillé très rapidement sur ce projet de loi pour assurer que nous protégeons les femmes. » Sic.

Une telle loi a été votée dès 1996 en Colombie-Britannique, et le 21 novembre 2016 à Terre-Neuve-et-Labrador. Elle a également été adoptée au Québec, semble-t-il dans l’indifférence générale, le 6 décembre 2016, sous forme d’amendement à une loi sur l’« assurance maladie ».

Les pudeurs de la Schiappa

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, indique avoir été saisie à propos de la publicité pour le site de « rencontres » RichMeetBeautiful.fr qui tourne autour des universités. Elle se demande si cette publicité peut ou non tomber sous le coup de la loi comme « incitation à la prostitution ». Elle ne sait pas. Elle se tâte. Elle consulte. Elle scrute les aspects juridiques…

Or tout le monde sait et voit qu’il s’agit d’un site de prostitution, dont l’immoralité est aggravée par le fait qu’il incite essentiellement les étudiantes sans le sou à coucher avec des hommes riches.

Mais il est évident que lorsqu’on passe son temps à défendre l’assassinat des bébés, les relations contre nature et la procréation sans père, et à nier les réalités biologiques au nom de l’égalité, on ne peut plus voir ce qui est.

Congregati sunt inimici nostri

℟. Congregati sunt inimici nostri, et gloriantur in virtute sua: contere fortitudinem illorum, Domine, et disperge illos: * Ut cognoscant, quia non est alius qui pugnet pro nobis, nisi tu Deus noster.

℣. Disperge illos in virtute tua, et destrue eos protector noster, Domine.

℟. Ut cognoscant, quia non est alius qui pugnet pro nobis, nisi tu Deus noster.

Nos ennemis se sont assemblés, et ils se glorifient de leur force. Brise leur puissance, Seigneur, et disperse-les, afin qu’ils sachent qu’il n’y a personne d’autre qui combatte pour nous sinon toi, notre Dieu. Disperse-les par ta puissance, et détruis-les, Seigneur, qui es notre protecteur.

Le texte de ce répons ne se trouve nulle part dans la Bible, même si toutes les expressions s’y trouvent… C’est une sorte de résumé des prières des Maccabées, dont on lit les deux livres en ce mois d’octobre. (Le verset quant à lui provient du verset 12 du psaume 58.) Une prière qui convient à tout fidèle en tout temps, car c’est en permanence que nos ennemis intérieurs (nos vices) et nos ennemis extérieurs (les démons) s’assemblent et se glorifient de leur force…

Voici ce répons chanté par la « Schola antiqua » dans un office espagnol :
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Acharnés

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Nouvel épisode de l’affaire de la statue de Jean-Paul II à Ploërmel : le Conseil d’Etat ordonne la suppression de la croix qui surplombe le monument.

Le 30 avril 2015, le tribunal administratif de Rennes, saisi par la « Libre pensée » et deux communistes locaux, avait ordonné que le monument soit enlevé, au nom de la loi de 1905.

Le 16 décembre 2015, la cour administrative d’appel de Nantes annulait ce jugement, pour vice de forme : les demandes de retrait auraient dû être formulées dès l’installation de la statue, et pas six ans après, une fois que la délibération du conseil municipal est devenue depuis longtemps définitive.

Mais les laïcards acharnés ont saisi le Conseil d’Etat. Lequel décide qu’il n’y a pas à revenir sur l’installation de la statue, conformément à ce qu’a statué la cour d’appel, et que l’arche qui la surplombe n’est pas, en elle-même, un signe religieux. En revanche, la croix est un signe religieux érigé dans l’espace public et donc elle contrevient à l’article 28 de la loi de 1905. La municipalité a six mois pour la retirer.

Sur le plan légal on ne peut pas donner tort au Conseil d’Etat, qui applique simplement la loi de persécution de 1905. La parade aurait été de vendre le terrain où se trouve la statue, qui devenait ainsi un terrain privé. Il en avait été question mais manifestement l’idée a été abandonnée, je ne sais pas pourquoi.

Poésie

Comme on le sait, le rap est depuis des années le nec plus ultra de la poésie française, et il est même étudié dans les écoles. L’une des grandes vedettes actuelles (paraît-il) s’appelle Jul. Comme il est normal, Jul se drogue et se balade avec un garde du corps armé. L’autre jour il a été arrêté roulant à plus de 160 km/h sur l’autoroute, sous l’emprise de stupéfiants, et faisant des appels de phares à ceux qui roulaient devant lui… dont un véhicule de la BAC… Son passager avait une arme de poing et de la résine de cannabis.

Jul a reconnu les faits et a tenu à s’excuser devant ses fans :

Screenshot-2017-10-25 JUL (saint Jean La Puenta).png

C’est sans aucun doute un nouvel usage de la licence poétique. Ce que n’a pas compris le commentateur qui a aussitôt répliqué :

Pour le bien des enfants arrête d’écrire, ou fais comme pour ta voix, utilise un correcteur.

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Jihad

A Toulouse, un officier d’état civil a effectué un signalement auprès du procureur de la République parce qu’un couple a appelé son fils Jihad.

Cet officier d’état civil ne sait donc pas que Jihad est un prénom qui honore le Coran et son Prophète, et qu’il est donc naturel pour des parents musulmans de le donner à leur enfant. Ça change de Mohammed…

Le brave officier d’état civil de Toulouse va peut-être (je dis bien peut-être, sans y croire) réfléchir au fait que le jihad n’est pas une invention de « radicalisés » mais une constante de l’islam, une obligation pour tout musulman.

Quant au procureur de la République il ne pourra que manifester son impuissance à interdire ce prénom sans interdire le Coran, un prénom que portent au moins 800 personnes en France, et qui a passé le seuil des 30 par an en 2010.

Dictateurs

La Commission européenne a publié hier son « programme de travail » pour 2018. Pathologiquement autiste, la Commission continue imperturbablement dans la direction du toujours plus d’intégration européenne, préférant entendre Merkel et Macron que les peuples qui envoient des messages de plus en plus critiques.

Au milieu de la propagande convenue du tout va bien et tout va aller de mieux en mieux, et de façon de plus en plus démocratique (c’est à tous les paragraphes), on apprend que la Commission va faire pression pour que soient employées les « clauses passerelles » afin de diminuer les domaines où les Etats peuvent encore opposer leur veto.

Il faut « continuer de réfléchir à l’idée de listes transnationales [chère à Macron], en tant que moyen de rendre les élections européennes encore plus européennes et plus démocratiques » (sic), « continuer d’explorer le concept d’un président unique du Conseil européen et de la Commission », et créer la « fonction de ministre européen permanent de l’économie et des finances ».

Et bien sûr, comme on le savait déjà, on va étendre les pouvoirs du parquet européen qui vient d’être créé.

On lit aussi, au passage, qu’il y aura un plan d’action commun sur la vaccination, qui « aidera les États membres à mettre en œuvre des programmes de vaccination, à réduire les hésitations à l’égard de la vaccination et à renforcer la fourniture de vaccins ». Bon, ça chez nous c’est déjà fait…

Et ces salauds osent dire qu’ils cherchent « les moyens de renforcer encore la subsidiarité »…

Enfin, on remarque que la Commission européenne dit de plus en plus souvent « l’Europe » pour désigner l’Union européenne, comme si la Suisse, la Norvège, et bientôt le Royaume-Uni, n’étaient pas en Europe.