Extrait de : « Les hymnes du bréviaire », traduites par le P. Louis Gladu, Québec, 1913
(Mais pour moi c’est toujours la vigile de la Toussaint.)
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Extrait de : « Les hymnes du bréviaire », traduites par le P. Louis Gladu, Québec, 1913
(Mais pour moi c’est toujours la vigile de la Toussaint.)
Un nouveau mot est apparu dans le paysage politique britannique : « Bregret ». Il s’agit de montre que de plus en plus de Britanniques « regrettent » d’avoir voté pour le Brexit. A grand renfort de sondages, bien sûr. Sauf que les sondages ne montrent pas cela. Il y a toujours une majorité pour le Brexit. Mais elle avait été gonflée par des anti-Brexit qui étaient devenus pro-Brexit (si bien qu’en mai il y avait 68% de pro-Brexit), et dont beaucoup sont redevenus anti-Brexit. Le « Bregret » concerne donc seulement ceux qui ont deux fois changé d’avis… et changeront encore.
Une firme qui a changé d’avis, c’est UBS. La plus grande banque de gestion de fortune du monde avait annoncé qu’à cause du Brexit elle devrait retirer de Londres un millier de ses agents. C’est « de plus en plus improbable », déclare aujourd’hui le directeur exécutif du groupe, depuis que des « clarifications réglementaires et politiques » ont été apportées.
D’autre part, une étude de Colliers International souligne que Londres reste la place la plus attractive d’Europe pour les firmes comme pour les employés.
Ceux qui ont lancé le hashtag #MontreTaCroix voulaient bien faire, sans aucun doute. Mais ils contribuent à obscurcir le problème au lieu de le montrer au grand jour.
Cette profusion de photos de croix dans des lieux publics laisse entendre que le Conseil d’Etat a jugé de façon arbitraire et partiale contre le monument de Ploërmel.
Or, tout au contraire, le Conseil d’Etat a simplement appliqué la loi, et il ne pouvait pas faire autrement. La loi de 1905 interdit explicitement l’érection de tout symbole religieux, à l’avenir, dans l’espace public. Eriger une croix sur une place de Ploërmel est donc interdit. Depuis 1905.
C’est donc la loi de persécution de 1905 qu’il faut combattre, et non le Conseil d’Etat.
C’est ce que j’avais déjà souligné, sans être entendu, même de mes amis, dans l’affaire de l’interdiction des crèches de Noël. Finalement, le Conseil d’Etat a tranché que, si ce n’était pas un symbole religieux mais une tradition culturelle, on pouvait installer une crèche de Noël dans l’espace public. Désormais, se féliciter d’un jugement qui justifie l’installation de telle crèche de Noël, c’est se féliciter que la crèche de Noël n’ait rien à voir avec la religion…
C’est surtout oublier que la loi de persécution reste intacte. Et chaque fois qu’on critique un jugement du Conseil d’Etat au lieu de souligner qu’il ne fait qu’appliquer la loi en la matière, on conforte la loi de persécution puisqu’on ne la combat pas, puisqu’on fait semblant de l’ignorer. Et c’est dramatiquement le cas quand on accumule des photos de croix anciennes pour montrer que le Conseil d’Etat est injuste…
J’ajoute qu’il n’y a aucun parti politique qui ait dans son programme une abrogation de la loi de persécution anticatholique, et, pire encore, qu’il n’y a aucun évêque qui ne le demande (c’est même tout le contraire). C’est pourquoi #MontreTaCroix est à côté de la plaque, complètement inopérant.
La mélodie de l’alléluia est calquée sur celle du deuxième alléluia du 4e dimanche après Pâques. Au point même que les deux phrases se terminent par les mêmes sonorités : « non moritur » et « non auferetur » ; « non dominabitur » et « non corrumpetur ». On peut remarquer qu’il est clairement apparenté à l’alléluia Justi epulentur d’un commun des martyrs, qu’on a pu entendre le 9 octobre à la messe de saint Denis.
Allelúia, allelúia. Potéstas eius, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum eius, quod non corrumpétur. Allelúia.
Alléluia, alléluia. Sa puissance, est une puissance éternelle, qui ne sera pas emportée, et son règne est un règne qui ne sera point bouleversé. Alléluia.
Le voici par les moines du Barroux :
— Kancelaria Premiera (@PremierRP) 28 octobre 2017
Déclaration de Beata Szydło, Premier ministre de Pologne, à l’agence PAP, diffusée par la chancellerie du chef de gouvernement :
Jean-Paul II a dit que l’histoire enseigne que la démocratie sans valeur se transforme en totalitarisme ouvert ou camouflé. Notre grand Polonais, le grand Européen, est le symbole d’une Europe chrétienne et unie. Le diktat du politiquement correct – de la laïcisation de l’État – donne place à des valeurs étrangères à notre culture, et conduit à terroriser la vie quotidienne des Européens. Le gouvernement polonais s’efforcera de sauver le monument de notre compatriote de la censure. Si les autorités françaises et la communauté locale en sont d’accord, nous proposerons que le monument soit transféré en Pologne.
Mais j’espère bien que quelqu’un trouvera un moyen de le garder à Ploërmel, ne serait-ce que pour savourer une défaite du laïcisme. (Je crains d’autre part que personne n’ait dit à Beata Szydło que c’était l »œuvre d’un artiste russe…)
Deux pasteurs baptistes d’ethnie Kachin ont été condamnés hier pour diffamation envers l’armée birmane et liens avec une organisation illégale, à savoir l’armée de l’indépendance Kachin.
Dumdaw Nawng, 65 ans, président de la Convention baptiste Kachin, a été condamné quatre ans et trois mois de prison. Langjaw Gam Seng, 35 ans, a été condamné deux ans et trois mois.
Ces deux hommes avaient été arrêtés la veille de Noël 2016 parce qu’ils avaient donné des informations à des journalistes sur le bombardement d’une église catholique par l’armée de l’air birmane.
Khon Ja Labang, militant catholique membre du Réseau Kachin de la Paix, déclare à AsiaNews que ces deux pasteurs « ont été jugés coupables sans preuves pour un crime qu’ils n’ont pas commis ». Ils sont condamnés « pour avoir dit ce qui se passait sur le terrain et avoir répondu à deux journalistes et les avoir accompagnés sur une zone de combats ». Et pour avoir aidé des personnes qui fuyaient les combats pour se réfugier dans l’Etat Chan, où ils furent arrêtés.
La dernière mise à jour du logiciel de traitement de texte Word de Microsoft comporte une correction selon le « langage inclusif ». Il n’est pas encore question de vous faire écrire « les auteur.e.s », mais si vous écrivez « tous les fabricants » on vous rappelle à l’ordre en vous faisant remarquer que vous devez « éviter cette expression dénigrante pour les femmes » : il faut écrire « toutes les fabricantes et tous les fabricants ».
Il ne faut pas écrire « les Indiens d’Amérique » parce que c’est un « terme racialement sensible ». Il faut dire : « les Amérindiens ». Sic.
Il ne faut pas parler de « l’épouse », parce que c’est un « mot discriminatoire ». Il faut dire : « Le/la conjoint(e)/partenaire ».
Il ne faut pas parler d’un « aveugle », qui est un « terme potentiellement offensant », mais d’une « personne ayant une déficience visuelle ». Le mot « handicapé » est, de même, « offensant ».
La question qui demeure est de savoir s’il est offensant d’envoyer paître ces connards à grands coups de latte.
Il y a un an et demi circulait à Yale une pétition exigeant la « décolonisation » des cours de littérature anglaise où l’on n’étudie que des auteurs hommes, blancs, et hétérosexuels :
« Une année passée autour d’une table de séminaire où les apports littéraires des femmes, des gens de couleur et des homosexuels sont absents nuit activement à tous les étudiants, quelle que soit leur identité. Il est temps que la majeure anglaise décolonise – et non pas diversifie – ses cours. »
Aujourd’hui, la directrice des programmes déclare :
« Nous avons élaboré un programme d’études dont l’objectif est l’inclusion, qui s’inscrit dans les structures de ses exigences, et je suis très enthousiaste à l’idée de le mettre en œuvre et de le développer davantage. »
En fait, il n’est pas sûr que le changement suffise aux pétitionnaires. En fait il a seulement été ajouté au deux séries de cours au choix une troisième qui est le dédoublement du cours sur la poésie anglaise, et une quatrième, un cours d’anglais comparé du monde, enseigné par Stephanie Newell, dont les recherches portent sur « la sphère publique en Afrique de l’Ouest coloniale et les questions de genre, de sexualité et de pouvoir telles qu’elles s’expriment à travers les cultures imprimées populaires ». Ce cours est donc censé répondre aux demandes de « décolonisation ». Mais on voit qu’il n’est pas obligatoire, et en outre on y trouve encore la référence à des mâles blancs hétérosexuels comme Daniel Defoe, John Millington Synge et James Joyce…