La stèle posée à Bagneux « en hommage » à Ilan Halimi, jeune juif torturé et tué en 2006 par le « gang des barbares », a été vandalisée.
Le maire de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, dénonce les profanateurs qui « s’attaquent à ce qui fonde notre République : le vivre ensemble, la fraternité, la tolérance ».
Il y a, curieusement, des centaines de milliers de Français qui lors de la fondation de la République n’ont pas bénéficié de « ce qui fonde notre République » et ont été massacrés par les porte-parole du vivre ensemble. La simple affaire de la statue de Ploërmel est elle-même un curieux exemple de tolérance.
Bref, le propos de Marie-Hélène Amiable est d’un négationnisme abject.
Mais il est vrai que Marie-Hélène Amiable est communiste… Et quand on fait allégeance à une idéologie responsable d’une centaine de millions de morts, on ne va pas pinailler sur quelques Vendéens et quelques curés, ni sur des destructions du patrimoine qui font passer les talibans pour de joyeux farceurs.
Le P. Thomas Weinandy, capucin, théologien américain de renom, membre de la Commission théologique internationale depuis 2014, a fini par envoyer à François une lettre où il exprime son désarroi face au chaos qui envahit l’Eglise, et dont le pape lui-même est une cause. Naturellement il n’a reçu aucune réponse, car ce pape ne parle qu’à ceux qui sont d’accord avec lui, et de préférence s’ils ne sont pas catholiques. Alors le P. Weinandy a décidé, hier 1er novembre, de publier sa lettre.
Le même jour, le même 1er novembre, la Conférence des évêques des Etats-Unis a fait savoir que le P. Weinandy « démissionnait » de son poste de consultant auprès de sa commission doctrinale, avec effet immédiat. Parce que le travail de cette commission « se fait en soutien du Saint-Père et en collégialité affective (sic) avec lui ».
• L’ahurissante réaction du vicaire général de Vannes à l’arrêt du Conseil d’Etat sur la statue de Jean-Paul II à Ploërmel ayant, quand même, provoqué une considérable émotion chez les fidèles, et au-delà, le diocèse a publié un « communiqué officiel » qui a davantage de tenue. Même si on se demande où le diocèse a vu la « laïcité équilibrée » dont il parle. Et qui, même si par miracle elle existait, serait détruite par la loi de 1905 chaque fois que quelqu’un y a recours… comme le montre l’exemple de Ploërmel.
• La vraie bonne nouvelle est que, selon l’association de défense de la statue, la municipalité de Ploërmel, qui refusait de lui vendre le terrain, a changé d’avis et propose désormais de le faire. Or l’association a les moyens d’acquérir la parcelle et de financer la question juridique.
• L’ancien maire Paul Anselin, qui a fait ériger la statue et qui est secrétaire général de l’association, fait savoir par le même courrier qu’il va rencontrer le sculpteur, Zurab Tsereteli. On suppose qu’il lui fera part notamment de cette importante étude juridique de Charles Prats, publiée par Dalloz, montrant que l’artiste peut facilement bloquer la décision du Conseil d’Etat.
L’offertoire de la messe des morts a gardé sa structure de répons. Mais avec son seul premier verset. Or il pouvait en comporter quatre. Voici cet offertoire avec quatre versets (on remarquera particulièrement le chant du troisième), par le chœur du séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre aux Etats-Unis (CD « Requiem, The Fraternity », De Monfort Music – Sony).
Domine Jesu Christe, Rex gloriae, libera animas omnium fidelium defunctorum de poenis inferni et de profundo lacu. Libera eas de ore leonis, ne absorbeat eas tartarus, ne cadant in obscurum. Sed signifer sanctus Michael representet eas in lucem sanctam, quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.
Seigneur, Jésus-Christ, Roi de gloire, délivrez les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l’enfer et de l’abîme profond : délivrez-les de la gueule du lion, afin que le tartare ne les engloutisse pas et qu’elles ne tombent pas dans le lieu des ténèbres. Mais que saint Michel, le porte-étendard, les introduise dans la sainte lumière que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus. Tu suscipe pro animabus illis quarum hodie memoriam facimus : fac eas, Domine, de morte transire ad vitam, quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.
Nous vous offrons, Seigneur, le sacrifice et les prières de louange : recevez-les pour ces âmes dont nous faisons mémoire aujourd’hui. Seigneur, faites-les passer de la mort à la vie que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Animae eorum in bonis demorentur et semen eorum possideat terram quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.
Que leurs âmes s’établissent dans le bonheur et que leur postérité possède la terre quevous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Animae fidelium, quas assumpsisti, Domine, fac gaudere cum sanctis tuis in gloria et libera eas de locis tormentorum, quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.
Les âmes des fidèles que vous avez prises, Seigneur, Faites qu’elles se réjouissent avec vos saints dans la gloire, et libérez-les du lieu de torture, (gloire) quevous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.
Donnez-leur le repos éternel, Seigneur, et que brille pour eux la lumière perpétuelle quevous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Dans ce graduel de Sandomir (Pologne, XIVe siècle) il y a trois versets. « Requiem aeternam dona eis Domine et lux perpetua luceat eis » est le deuxième. Le troisième chante : « Redemptor animarum omnium christianorum mitte archangelum sanctum Michaelem ut ille dignetur eas eripere de regionibus tenebrarum et perducat eas in sinu Abrahae in lucem sempiternam » (Rédempteur des âmes de tous les chrétiens, envoyez l’archange saint Michel pour les arracher des régions des ténèbres, et qu’il les conduise dans le sein d’Abraham dans la lumière perpétuelle.)
Allelúia, allelúia. Veníte ad me, omnes, qui laborátis et oneráti estis : et ego refíciam vos. Allelúia.
Alléluia, alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez et qui êtes chargés, et moi je vous referai. Alléluia.
L’alléluia de la messe de la fête de la Toussaint est sans doute l’un des plus séduisants du répertoire. Il est plein de la véritable joie de l’alléluia, et le verset ne fait d’ailleurs que distiller et amplifier le jubilus.
On remarque l’invitation du Venite ad me, tout en douceur, mais se terminant de façon pressante (selon le mot de dom Baron) sur une cadence en fa qui surprend puisqu’on est en mode de sol.
Puis la mélodie monte tout à coup et s’ouvre dans les hauteurs comme le Christ qui ouvre les bras pour accueillir les innombrables élus.
Vient alors le mélisme sur « laboratis », qui est l’un des plus longs du répertoire, avec ses 52 notes. On l’attendrait pesant et douloureux et… laborieux, il est au contraire léger et lumineux, car il ne plaint pas les difficultés du chrétien sur terre mais chante le repos qui l’attend parmi les saints. A peine constate-t-on une ombre sur « onerati estis », souvenir de la route peineuse, avant l’affirmation jubilante de la « réfection » éternelle.
Envolons-nous avec les moines de Solesmes sous la direction de dom Gajard.
Le 20 octobre dernier, les députés de l’Etat de Victoria, en Australie, votaient la légalisation de l’euthanasie. Le texte doit maintenant passer devant les sénateurs. L’Association médicale mondiale (qui représente 122 associations médicales nationales et compte plus de dix millions de membres) demande aux sénateurs de rejeter ce texte et rappelle son opposition à l’euthanasie :
L’Association médicale mondiale (AMM) et ses membres parmi les associations médicales nationales, qui comptent l’Association médicale australienne, réaffirment leur opposition de longue date au suicide médicalement assisté et à l’euthanasie au motif que ces pratiques sont contraires à l’éthique médicale.
L’AMM appelle la chambre haute du parlement de l’État du Victoria à rejeter le projet de loi sur le suicide médicalement assisté.
L’Association s’appuie sur sa déclaration relative à l’euthanasie, selon laquelle : « L’euthanasie, c’est-à-dire mettre fin à la vie d’un patient par un acte délibéré, même à sa demande ou à celle de ses proches, est contraire à l’éthique ».
Elle s’appuie en outre sur sa prise de position sur le suicide médicalement assisté, qui est rédigée en ces termes : « Le suicide médicalement assisté est, comme l’euthanasie, contraire à l’éthique et doit être condamné par la profession médicale. Le médecin qui, de manière intentionnelle et délibérée, aide un individu à mettre fin à sa propre vie, agit contrairement à l’éthique ».
L’AMM rappelle en outre sa résolution sur l’euthanasie, dans laquelle elle relève que la pratique de l’euthanasie médicalement assistée a été légalisée dans certains pays et que « L’Association médicale mondiale réaffirme vigoureusement que l’euthanasie va à l’encontre des principes éthiques basiques de la pratique médicale et elle encourage vivement toutes les associations médicales nationales et les médecins à refuser de participer à un acte d’euthanasie, même si la loi nationale l’autorise ou la décriminalise dans certaines situations ».
Enfin, l’Association médicale mondiale s’est inquiétée de la situation de conflit direct entre les obligations éthiques d’un médecin envers son patient que la loi de l’État du Victoria, si elle était adoptée, ne manquerait pas de créer et de son effet préjudiciable sur le rapport à l’éthique qui prévaut au sein de la profession. L’AMM avertit en outre que les personnes vulnérables se trouveraient exposées à un risque d’abus et du risque que constituerait un précédent indiquant que le suicide médicalement assisté et l’euthanasie sont éthiquement acceptables.
Réaction du vicaire général du diocèse de Vannes, l’abbé Jean-Yves Le Saux, à la décision du Conseil d’Etat sur le monument de Ploërmel :
« Quand on analyse la décision du Conseil d’État, on se rend compte qu’elle est modérée. Il n y a en effet pas d’exigence de retrait de la statue dans son intégralité. Et retirer une croix ne constitue nullement un blasphème. Si cela peut contribuer à apaiser l’opinion publique, c’est tant mieux. » Sic !
L’évêché de Vannes considère « qu’il s’agit d’une affaire entre la municipalité de Ploërmel et une association donnée ». « La position du Conseil d’État visait à dire le droit nous l’acceptons tel qu’il est. »
Une belle gifle à saint Pie X au passage.
Et où a-t-il donc vu que l’opinion publique était troublée par la croix de Ploërmel ?
Vladimir Poutine a inauguré hier à Moscou, sur l’avenue Sakharov, en compagnie du patriarche Cyrille, un monument à la mémoire des victimes du communisme, intitulé « Mur du chagrin » ou « Mur de la douleur » (Stena skorbi). La décision d’ériger ce monument avait été prise par décret présidentiel en 2015.
L’inauguration était soutenue par Mémorial, la principale organisation russe de défense des droits de l’homme, et par la Fondation Soljenitsyne.
Le 30 octobre est en Russie le jour officiel de commémoration des victimes des répressions politiques.
L’installation du monument sur l’avenue à laquelle a été donné le nom de l’ancien dissident, prix Nobel de la paix, n’est évidemment pas un hasard.
La Poste de la Cité du Vatican édite ce timbre, commémorant le « 5e centenaire de la Réforme protestante ».
C’est le crucifix qui se trouve au-dessus du portail de l’église de Wittemberg où Luther, le 31 octobre 1517, afficha ses 95 thèses, aujourd’hui gravées dans le bronze.
A gauche, Luther et la Bible. A droite, Mélanchton et la Confession d’Augsbourg…