La messe de ce jour hésite entre le deuil et la fête. C’est bien une fête, mais il n’y a pas d’alléluia, et à la place il y a un « trait », comme pendant le carême [en fait ce n’est plus le cas depuis 1962, comme me le rappelle Alexandre en commentaire]. Cependant au graduel et à l’offertoire les enfants martyrs chantent le psaume 123 avec des accents de victoire : Notre âme s’est échappée du filet, nous avons été libérés.
La musique du graduel est, comme souvent, un savant assemblage de formules, qui ici chante la joie du salut. Ce graduel est celui des messes de plusieurs martyrs. L’offertoire, sur le même texte (raccourci) est propre à cette fête, et il rayonne véritablement de joie, de triomphe.
Anima nostra, sicut passer, erépta est de láqueo venántium : láqueus contrítus est, et nos liberáti sumus.
Notre âme s’est échappée comme un passereau du filet des chasseurs. Le filet a été brisé et nous avons été délivrés.
Le voici par les moines de Ligugé :
Michael Haydn a composé sur ce texte une de ses plus belles pièces :
