La soi-disant « Eglise de Suède » a adopté à une large majorité son nouveau « manuel d’Eglise », à la fois rituel et missel, semble-t-il. L’ancien datait de 1986. Depuis lors on a fait de grands progrès, notamment grâce à l’idéologie du genre. Le nouveau manuel demande donc qu’on ne dise plus « le Seigneur » pour parler de Dieu et qu’on n’utilise plus le pronom masculin pour s’adresser à lui, parce que Dieu n’est pas un homme (scoop).
Pour le début des célébrations, on aura désormais le choix entre trois formules :
a) « Au nom du Père et du Fils, et de la sainte Esprit ».
b) « Au nom de Dieu, Père et Fils, et de la sainte Esprit »
c) « Au nom de Dieu, la Trinité ».
« La sainte Esprit » ne doit pas étonner : c’est en 2000 déjà que la Bible en suédois a mis le Saint-Esprit au féminin. Ce qui est d’autant plus absurde qu’en dehors des pronoms à la troisième personne il n’y a pas de féminin en suédois, mais un genre « commun » à la fois masculin et féminin.
Le nouveau manuel propose donc des prières plus inclusives, comme celle-ci :
Dieu, Sainte Trinité, Père et Mère, Fils – Sœur et Frère, et Esprit – Sauveteur et Inspirateur, conduis-nous à tes profondeurs de richesse, de sagesse et de connaissance.
(Etant entendu que Trinité n’est pas un mot féminin, tandis que Esprit l’est…).
Ci-dessous l’archevêque (sic) Antje Jackelén lors de la conférence de presse de présentation du nouveau manuel. Antje Jackelén est « archevêque » d’Uppsala – ne pas confondre avec Eva Brunne, qui est seulement « évêque de Stockholm » (« mariée » avec une femme « prêtre » qui a « porté leur enfant »…).
