Une série de tags « Juif » sur des devantures de commerces à Marseille avait suscité une forte émotion et un dépôt de plainte du CRIF. « Je n’ai jamais vu ça à Marseille. Ces dessins rappellent des heures terribles. On se croirait 80 ans en arrière», déclarait son président, Bruno Benjamin, et sur son compte Twitter national le CRIF mettait côte à côte une photo d’un magasin tagué « Jude » en 1933 à Berlin et celle d’un magasin marseillais début novembre, avec ce texte : « Tags antisémites à Marseille sur des devantures de magasins, cela ne vous rappelle rien ? Accepter l’inacceptable, c’est commencer à excuser l’inexcusable ! » On insistait sur le fait très inquiétant que l’auteur avait fait une enquête pour déterminer quels magasins étaient tenus par des juifs (en fait c’était beaucoup plus aléatoire…).
L’auteur des tags s’est présenté de lui-même à la police. Il est juif, et le mot « Juif » est seulement sa signature de tagueur (on dit le « blaze », paraît-il)…