Une vache crucifiée. Dans une chapelle non désacralisée, en Belgique. L’œuvre est intitulée « The holy cow ». La vache sacrée.
L’artiste s’appelle Tom Herck.
« Il a cloué une vraie vache sur une croix, l’a trempée dans du silicone et de la peinture blanche, et a accroché la forme au-dessus d’un gigantesque bain rempli de lait. »
Il y a eu une manifestation d’une… « quinzaine de personnes venues de toute la Flandre » pour protester contre le blasphème.
Du coup l’évêché, se disant « surpris par l’exposition » (sic), s’est fendu d’un communiqué :
Après consultation, nous souhaitons toujours collaborer à des projets artistiques dans une église et nous pouvons certainement apprécier l’humour. Mais une vache sur une croix est aller un pas trop loin. Le sens d’un symbole si profond tel que la croix ne peut pas être détourné. Sinon, cela risque d’être blessant ou ridicule.
La vache est toujours là, témoignage sans doute ridicule de l’apostasie de ce clergé.
(Merci à Jean-Pierre Snyers et à Gégé.)

