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En Tchéquie

Les listes du parti ANO d’Andrej Babiš (créé en 2011) sont arrivées en tête dans toutes les provinces tchèques et ont remporté un succès plus important encore que ce que prévoyaient les sondages. Avec près de 30% des voix, ANO obtient 78 sièges de députés (sur 200).

Le parti social-démocrate s’effondre à 7,27%, perdant 35 sièges sur 50, le parti démocratique civique qui fut parti de gouvernement et va peut-être le redevenir… dans l’ombre de Babiš, remonte à 11,3%, juste devant le… parti pirate et le tout nouveau… parti « d’extrême droite » « Liberté et démocratie directe », qui obtiennent tous deux 22 sièges (à noter que le nouveau parti nationaliste est dirigé par Tomio Okamura, qui a aussi la nationalité japonaise…).

Le président de la République Milos Zeman a annoncé hier qu’il allait confier la formation du gouvernement à Andrej Babiš. Cet homme d’affaires, qui est un peu plus riche que Donald Trump selon le classement Forbes, est catégoriquement contre l’euro et pour une Union européenne qui respecte les Etats membres.

Le site européiste EUobserver se désole que « les partis anti-establishment aient remporté une écrasante majorité », et que ces élections se soldent par « la plus grande victoire populiste depuis le Brexit », dans un pays « où la croissance économique est solide, où il n’y a pas de chômage, et où les salaires sont en hausse ». Il oublie d’ajouter que les citoyens ont voté pour des partis anti-immigration, grand thème de la campagne, dans un pays où il n’y a pas de migrants.