On ne peut pas dire que pour la messe il y ait un « commun des apôtres », malgré ce qu’affirme le cardinal Schuster, ni que « chaque apôtre a une messe propre », comme l’affirme un de mes missels. En fait on est entre les deux. On ne peut pas parler de « commun des apôtres » au sens strict, dans la mesure où il y a plusieurs introïts, graduels, etc., des apôtres. On ne peut pas parler de messe propre au sens strict, puisque toutes les pièces d’une messe donnée se retrouvent dans une ou plusieurs autres.
Pour la messe de saint Barthélémy, le Liber usualis renvoie à saint André pour l’introït et l’offertoire, à la fête des saints Pierre et Paul pour le graduel (mais c’est aussi celui de saint André) et donne l’alléluia (qu’on retrouvera à la fête de saint Matthieu) et la communion (qui est aussi celle de saint Matthias et de saint Jacques).
Le texte de l’Alléluia reprend simplement le verset du Te Deum qui célèbre tous les apôtres.
Allelúia, allelúia. Te gloriósus Apostolórum chorus laudat, Dómine. Allelúia.
Allelúia, allelúia. Le chœur glorieux des Apôtres chante vos louanges, Seigneur. Alléluia.
Le voici par les moines de Solesmes (direction dom Jean Claire) :