J’avais aperçu quelque part que le cardinal Francesco Coccopalmerio mettait en doute l’invalidité des « ordinations » anglicanes. Je n’étais pas allé voir de plus près, considérant que le borborygme d’un progressiste cacochyme, fût-il cardinal, ne méritait guère l’attention. J’avais tort. Car j’avais oublié que le personnage est tout de même président du Conseil pontifical pour les textes législatifs (nommé à ce poste, hélas, par Benoît XVI, qui l’a fait cardinal…). Et Jeanne Smits a eu raison de se reporter au texte.
C’est un exemple de plus du relativisme absolu qui remplace désormais la doctrine :
« Nous avons eu, et nous avons toujours une vision très rigide de la validité et de l’invalidité : ceci est valide, cela est invalide. On devrait pouvoir dire : “Ceci est valide dans un certain contexte, et cela est valide dans un autre contexte”. »
Autrement dit les « ordinations » anglicanes sont « valides » dans un certain contexte. On est donc censé comprendre que dans ce contexte-là le pasteur anglican consacre le pain et le vin qui devient le Corps et le Sang du Christ.
La seule conclusion possible, à moins d’être dément, est que la personne qui profère cette énormité ne croit plus ni au sacerdoce ni à la Présence réelle. Ce qui semble être le cas, puisque pour le cardinal Coccopalmerio ce ne sont pas des « éléments fondamentaux » qui justifient une division entre chrétiens.
Et une fois de plus je me demande si nous faisons vraiment partie de la même Eglise.