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Violences conjugales

Le monde politiquement correct s’émeut du vote du Parlement russe qui a « dépénalisé les violences conjugales », sans chercher à savoir de quoi il s’agit. Mais puisque c’est dans le pays de Poutine, c’est forcément très mal, et il n’est pas besoin d’aller plus loin que l’intitulé de la loi pour comprendre que c’est tout simplement la permission donnée aux Russes de tabasser leurs épouses autant qu’ils le veulent.

La réalité est tout autre, et même inverse. C’est une loi de protection des femmes.

Ce qui est dépénalisé, c’est-à-dire ce qui sort du code pénal, ce sont les violences sans incidence sur la santé de la victime. Ces violences sont désormais considérées comme les autres violences qui ne portent pas atteinte à l’intégrité physique. Elles peuvent être poursuivies, mais sur le plan administratif, avec amende et travaux d’intérêt général à la clef.

Les violences avec incidence sur la santé de la victime continuent d’être pénalisées.

Là où c’est un progrès, c’est que, en raison des règles complexes de la procédure pénale, la police peut désormais intervenir plus facilement et rapidement s’il ne s’agit pas de faits susceptibles de qualification pénale, et prendre la mesure administrative qui s’impose le cas échéant, par exemple éloigner l’agresseur pendant deux semaines.