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La comédie parlementaire

Ce fut le titre d’une grande chronique hebdomadaire du très regretté Georges-Paul Wagner dans Présent. C’est le titre qui m’est venu à l’esprit en lisant l’extrait d’un article du Point cité par le Salon Beige à propos du vote final du budget 2017 à l’Assemblée nationale.

C’était vendredi soir, et si l’on comprend bien il y avait très peu de députés en séance. Pour le vote final du budget de la nation…

Tout à coup arrivent 11 députés de l’opposition. S’ils votent, le budget est rejeté. Mais ils ne sont pas là pour voter contre le budget. Ils viennent seulement, à la demande de Valérie Pécresse, pour voter contre un amendement qui priverait la région de la recette d’une taxe.

L’amendement rejeté, le ministre du Budget, paniqué, demande à Valérie Pécresse : « Vous allez partir maintenant ? ». Et les 11 s’en vont. Et le budget est voté.

Ainsi va la démocratie. J’ai une idée pour faire des économies : il devrait y avoir trois députés, deux de la majorité et un de l’opposition. Ça éviterait aux ministres d’avoir des sueurs froides, et ça éviterait surtout cette honte de voir les lois votées par moins de 10% des députés parce que l’opposition complice ne s’oppose pas.