Le début du chapitre 44 d’Ezéchiel dit ceci, selon la traduction de la TOB :
L’homme me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, celle qui fait face à l’orient ; elle était fermée. Le Seigneur me dit : « Cette porte restera fermée, on ne l’ouvrira pas ; personne n’entrera par là ; car le Seigneur, le Dieu d’Israël, est entré par là ; elle restera fermée. »
Une note dit ceci :
La théologie orthodoxe voit ici une préfiguration de Marie qui a été vierge avant la naissance et est restée vierge après la naissance de Jésus.
Merci aux orthodoxes de nous donner l’interprétation orthodoxe de ces versets.
Mais cette note souligne l’effroyable réalité quant à ce que sont les prétendus spécialistes « catholiques » qui traduisent la Bible.
Car il a donc fallu un orthodoxe pour dire ce qui est… la tradition catholique attestée depuis les pères de l’Eglise.
Non seulement l’interprétation « orthodoxe » est celle que donnent saint Jérôme, saint Ambroise, saint Augustin, saint Thomas d’Aquin citant saint Augustin, etc., tous les auteurs catholiques qui traitent de la virginité perpétuelle de Marie, mais en outre elle se trouve deux fois dans la liturgie traditionnelle. Par un répons des matines de l’Avent, et par la lecture des matines de la Sainte Vierge le samedi au mois d’avril (citation de saint Jérôme).
Autrement dit, les prêtres catholiques qui ont collaboré à la TOB étaient tellement savants qu’ils ignoraient que les pères de l’Eglise latine, et après eux toute la tradition occidentale, donnait de ce passage exactement la même interprétation que la « théologie orthodoxe ».
Franchement, ça me dépasse.