L’industriel de l’avortement Marie Stopes International a suspendu ses opérations dans ses avortoirs de Grande-Bretagne (grassement subventionnés), suite à des inspections suprises de la Commission de qualité des soins. La commission a conclu qu’on ne pouvait être certain que le personnel ait les compétences ou la formation requises pour administrer une sédation ou une anesthésie. Elle fait état également de « préoccupations immédiates quant à la question du consentement ».
Le Service de Santé (sic) publique a donc envoyé les 250 femmes qui allaient se faire avorter chez Marie Stope dans d’autres avortoirs, en attendant que la situation soit clarifiée. « En tout temps, a déclaré le Pr Baker, inspecteur en chef adjoint de la commission, notre priorité est de veiller à ce que les patientes reçoivent des soins sûrs, de haute qualité et compatissants ». Sic.
L’Association de protection de l’enfant à naître condamne cette réaction du Service de santé publique « aux pratiques d’avortements dangereuses et illégales dans les cliniques privées », l’accusant de « collusion immorale et illégale dans une activité criminelle ». L’association rappelle que la loi britannique n’autorise l’avortement que s’il y a un risque pour la santé de la mère, en bref si la poursuite de la grossesse est plus dangereuse que l’avortement. Or pour 98% des avortements les médecins certifient qu’il est nécessaire pour la santé mentale de la mère alors qu’il n’y a aucun risque : ces avortements sont donc illégaux.