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Jubilate Deo omnis terra

Dans les pays où l’Epiphanie n’est pas un jour férié, la messe du premier dimanche après l’Epiphanie (dimanche dans l’octave de l’Epiphanie dans l’ordo d’avant 1955) n’est pas célébrée, puisqu’on doit célébrer ce jour-là, dans les paroisses ou quasi-paroisses, la solennité transférée de l’Epiphanie. Dans les autres lieux de culte c’est la fête de la Sainte Famille. Sauf dans les monastères dédiés à la liturgie traditionnelle, puisque les moines n’ont pas intégré dans leur ordo la fête de la Sainte Famille.

En dehors des monastères, la messe de ce dimanche est célébrée le premier jour non occupé par une fête, donc ce lundi. Mais elle n’est chantée à peu près nulle part, ce qui est bien dommage puisque ses antiennes sont des invitations au chant de jubilation.

A propos de la mélodie de l’offertoire, dom Baron dit ceci (avant de l’analyser longuement) : « Elle est l’une des plus ornées du répertoire grégorien, merveille à la fois de composition savante et d’expression simple. Tout y est ordonné avec un art parfait qui a pesé toutes les valeurs et les a mises à la place qu’il faut, avec une mesure et une proportion admirables. Et pourtant, quand on l’entend ou qu’on la chante, elle semble jaillir spontanément, comme si l’âme disait sa joie sans souci de savoir comment la dire. »

La voici par les moniales d’Argentan.
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Jubilate Deo omnis terra, jubilate Deo omnis terra, servite Domino in laetitia, intrate in conspectu ejus in exsultatione, quia Dominus ipse est Deus.

Jubilez en Dieu, toute la terre, jubilez en Dieu, toute la terre, servez le Seigneur dans la joie, entrez en sa présence avec allégresse, car le Seigneur vraiment est Dieu.