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Récidive

On se souvient que quelques jours avant Noël, en 2013, François avait proféré un terrifiant blasphème contre la Sainte Vierge (qui avait été pieusement gommé par les services du Vatican, mais naïvement répercuté par Zenit). Dans une de ses homélies quotidiennes, il parlait ainsi de Marie au pied de la croix :

« Elle était silencieuse, mais dans son cœur, que de choses elle disait au Seigneur : ‘Toi, ce jour-là tu m’as dit qu’il serait grand, tu m’as dit que tu lui donnerais le trône de David, son père, qu’il régnerait pour toujours, et maintenant, je le vois là’. La Vierge Marie était humaine ! Et elle avait peut-être envie de dire : ‘Mensonge ! J’ai été trompée !’ »

Comme je le disais alors, la Mère de Dieu, l’Immaculée pleine de grâce, mère de l’Eglise, mère de la foi, n’a pas pu penser une fraction de seconde qu’elle ait pu être trompée. La Femme qui a dit « Fiat » à l’Ange du Seigneur n’a pas pu penser une fraction de seconde qu’elle aurait dit « Fiat » à un « mensonge ».

Or voici que François a récidivé, cette fois dans un sanctuaire marial, devant des foules. Et trois fois. C’est ainsi qu’il parlé des « moments difficiles de la vie de Marie » :

1. La naissance de Jésus. Il n’y avait pas de place pour eux. Ils n’avaient pas de maison, d’habitation pour accueillir leur fils. Il n’y avait pas de place pour pouvoir le mettre au monde. Et pas de famille proche non plus, ils étaient seuls. L’unique place disponible était une étable d’animaux. Et dans sa mémoire résonnait sûrement les paroles de l’Ange: «Réjouis-toi, Marie, le Seigneur est avec toi». Et il se peut qu’elle se soit demandé: Où est-il maintenant?

2. La fuite en Égypte. Ils durent partir, aller en exil. Là non seulement ils n’avaient pas de place, ni de famille, mais encore leurs vies étaient en danger. Ils durent se mettre en chemin et aller en terre étrangère. Ils ont été des migrants en raison de la convoitise et de l’avarice de l’empereur (sic !). Et là, il se peut qu’elle se soit demandé: Où est ce que m’a dit l’Ange?

3. La mort sur la croix. Il ne devait pas exister de situation plus difficile pour une mère que d’accompagner la mort d’un fils. Ce sont des moments déchirants. Là, nous voyons Marie au pied de la croix, comme toute mère (?), solide, sans faiblir, qui accompagne son Fils jusqu’à l’extrême de la mort et de la mort de la croix. Et là encore il se peut qu’elle se soit demandé : Où est ce que m’a dit l’Ange ?

C’est moins violent qu’en décembre 2013, parce que François évite les mots « mensonge » et « trompée ». Mais le sens est le même. Selon le pape, il se peut que la Mère de Dieu ait douté de la parole de l’ange. Eh bien non, cela ne se peut pas.

Et face au blasphème pontifical je ne peux que répéter une fois encore le Catéchisme de l’Eglise catholique (n.149) :

« Pendant toute sa vie, et jusqu’à sa dernière épreuve, lorsque Jésus, son fils, mourut sur la croix, sa foi n’a pas vacillé. Marie n’a pas cessé de croire en l’accomplissement de la parole de Dieu. Aussi bien, l’Église vénère-t-elle en Marie la réalisation la plus pure de la foi. »

Une dernière chose. Il n’est pas indifférent que François cite l’évangile de façon gravement fautive. Ce que dit l’Ange à Marie, ce n’est pas

Réjouis-toi, Marie, le Seigneur est avec toi

mais

Χαῖρε, κεχαριτωμένη ὁ κύριος μετὰ σοῦ
Ave gratia plena Dominus tecum

c’est-à-dire:

Salut, Pleine de Grâce, le Seigneur est avec toi.

Il ne l’appelle pas « Marie », mais « Pleine de Grâce ». « Immaculée ». Qui ne peut en aucun cas douter de la parole de Dieu.