François, homélie de la messe « pour les familles », hier en Equateur :
Et dans la famille, cela nous ne sommes tous témoins, les miracles se réalisent avec ce qu’il y a, avec ce que nous sommes, avec ce que l’on a à portée de main… bien souvent ce n’est pas l’idéal, ce n’est pas ce dont nous rêvons, ni ce qui “devrait être”. Il y a un détail auquel il faut penser, le vin nouveau, ce vin dont le majordome des noces de Cana dit qu’il est si bon, provient des jarres de purification, c’est-à-dire de l’endroit où tous avaient laissé leurs péchés… – il vient de ce qui est le pire en eux – “là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé” (Rm 5, 20). Dans la famille de chacun d’entre nous et dans la famille commune que nous formons tous, rien n’est écarté, rien n’est inutile. Peu avant le début de l’Année Jubilaire de la Miséricorde, l’Eglise célébrera le Synode Ordinaire consacré aux familles, pour faire mûrir un vrai discernement spirituel et trouver des solutions et des aides concrètes aux nombreuses difficultés et aux importants défis que la famille doit affronter de nos jours. Je vous invite à intensifier votre prière à cette intention, pour que même ce qui nous semble encore impur, comme l’eau des jarres, nous scandalise ou nous effraie, Dieu – en le faisant passer par son “heure” – puisse le transformer en miracle. Aujourd’hui, la famille a besoin de ce miracle.
L’allusion est claire. Il faut accueillir dans l’Eglise, pleinement, ceux qui ne sont pas en règle avec l’Eglise. Au premier chef les soi-disant « divorcés remariés ». Mais les oppositions sont très fermes. Si fermes qu’il faudra un miracle. Et il faut donc prier pour que le miracle ait lieu.
Pour tenter de faire croire que son fantasme vient de l’Evangile, ou est conforme à l’Evangile, il tord le texte. Il invente que l’eau transformée en vin par le miracle serait une eau impure, qui nous scandalise comme les divorcés remariés ou les couples homosexuels… Mais c’est absurde. La matière première du miracle est une eau pure. Forcément une eau pure. C’est l’eau que l’on puisait dans les grandes jarres de pierre… pour se « purifier » avant le repas. Donc une eau propre. En outre les jarres étaient vides : Jésus demande de les remplir. Avec une eau propre, évidemment. Pas avec l’eau sale qui a servi aux purifications…
C’est l’eau la plus pure, l’eau de la Création (six jarres comme six jours), l’eau de la grâce du baptême, l’eau de la pierre, « et la pierre était le Christ », devenant le vin eucharistique qui donne la vie en surabondance (environ 600 litres pour finir le repas…).
Malgré ses efforts, François ne pourra pas davantage obtenir le miracle qu’il souhaite, que profaner la Sainte Ecriture.