Le Roundup ayant été enfin déclaré cancérigène, Ségolène Royal demande aux jardineries d’arrêter de vendre ce produit en libre service.
Elle fait bien. Mais elle ferait mieux d’interdire d’abord aux paysans d’utiliser ce produit comme désherbant entre deux cultures. C’est devenu ahurissant, de voir ces champs, partout, brûlés au Roundup entre deux cultures, comme s’il y avait eu la guerre au napalm. Et c’est particulièrement pénible de voir cela au printemps, quand tout reverdit et que d’immenses champs sont des étendues de mort.
Comment peut-on laisser les paysans gorger la terre de glyphosate entre deux cultures, avant de la retourner pour produire les petits pois qui vont arriver dans votre assiette, ou le maïs qui nourrira les vaches à lait et les bœufs à viande ?