« Ça me manque d’aller dans une pizzeria et de manger une bonne pizza. »
C’est un propos de François. Qu’on a déjà entendu. Mais qu’on retrouve dans une longue interview du pape, publiée par un journal argentin. C’est ce que le rédacteur en chef a trouvé de plus intéressant dans les propos rapportés de Rome par l’« envoyé spécial » Juan Berretta : il en a fait le titre !
De fait il n’y a rien d’intéressant dans cette interview, ce qui est une bonne nouvelle.
Il y a toutefois la fin, qui est spécialement lamentable :
— Comment aimeriez-vous qu’on se souvienne de vous ?
— Comme un bon gars. Qu’on dise : « C’était un bon gars qui a essayé de faire le bien. Je n’ai pas d’autre prétention. »
Como un buen tipo. Que digan: “Este era un buen tipo que trató de hacer el bien”. No tengo otra pretensión.
Radio Vatican n’a pas osé donner la vraie traduction. On n’arrive pas à admettre que le successeur de saint Pierre, le vicaire de Jésus-Christ, le doux Christ sur la terre, l’homme qui a le pouvoir des clefs, puisse avoir pour ambition qu’on se souvienne de lui comme d’un brave type. Alors on a maquillé le texte :
A la question « comment aimeriez-vous que l’on se souvienne de vous ? », le Saint-Père répond simplement: « Comme une personne qui s’est engagée à faire le bien, je n’ai pas d’autres prétentions ».
Mais on ne s’est jamais souvenu d’un pape comme de quelqu’un qui s’est engagé à faire le bien. Pas plus qu’on ne se souvient d’un pape qui était un brave type. De fait, celui-là, il faudra l’oublier très vite.