Lorsque Andrzej Duda avait commencé sa campagne, comme candidat à la présidentielle désigné par le PiS, il était à 20% dans les sondages, contre 60% au président sortant le libéral Bronislaw Komorowski. L’écart s’était nettement resserré, mais à la veille du premier tour on se demandait encore si Komorowski l’emporterait dès le premier tour ou s’il devrait attendre le second. Or c’est Andrzej Duda qui est arrivé en tête. On a dit alors que le second tour serait serré car la majorité des votants qui s’étaient prononcés pour le rocker anti-système arrivé en troisième position se reporteraient sur le candidat le moins à droite, donc Komorowski. Et cela ne s’est pas produit. L’inconnu Andrzej Duda, qui avait toujours été dans l’ombre des frères Kaczynski, a remporté la présidentielle. On n’a pas encore les chiffres, mais il l’a remportée de façon assez nette pour que dès hier soir Komorowski reconnaisse sa défaite.
Duda, nous dit le site européiste UEobserver, a gagné sa majorité dans la partie orientale du pays, « qui est traditionnellement plus catholique, nationaliste et eurosceptique ».
Et l’institut Ipsos, selon un schéma qui a déjà beaucoup servi, précise que Duda était le plus populaire chez les gens sans diplômes, les paysans et les retraités. Mais aussi… chez les jeunes.
Le pauvre Adam Michnik s’est donné le ridicule de déclarer : « La victoire de Duda est le digne d’un changement dramatique sur la scène politique polonaise. La Pologne s’élance sur la voie de velours de la dictature. »
Il n’a manifestement pas digéré que la candidate de toute la gauche culmine à 2,4%…