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La jeune démocratie tunisienne…

Les islamistes avaient logiquement remporté les premières élections du « printemps arabe » en Tunisie. Comme ils ont été nuls et qu’ils se sont même laissé quasiment dépouiller du pouvoir par les activistes de gauche, ils ont été battus… par la vieille garde bourguibienne… Il n’y a pas de hasard. (En attendant que celle-ci se fasse de nouveau déborder par les islamistes.)

Il est assez ahurissant que le sauveur de la Tunisie, le chef du parti arrivé en tête aux législatives, et qui est le favori pour la présidentielle du mois prochain, soit Béji Caïd Essebsi. L’homme aura 88 ans dans un mois. Il a été ministre de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères de Bourguiba, et président de la chambre des députés sous Ben Ali…

Merveilles de la démocratie. Comme en Egypte, mais de façon plus douce…

(Le chef des islamistes, Rached Ghannouchi, n’a quant à lui « que » 73 ans. L’âge médian en Tunisie est de 31 ans, comme on le voyait lors de la défunte « révolution de jasmin »…)