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A propos d’un appel des « sentinelles »

On lira sur le Salon Beige un appel d’une « poignée de sentinelles parisiennes ».

C’est un bon texte. On y lit notamment ceci : « Veiller sans se soucier d’obtenir un résultat immédiat, tangible et palpable. »

Et c’est ce qui apparente le geste immobile du veilleur à la prière la plus authentique. C’est pourquoi au début de ce mouvement j’avais dit qu’ils étaient une preuve de l’existence de Dieu.

Mais justement, on s’étonne de ne pas voir dans le texte la moindre allusion à la prière. Car voici ce que l’on peut faire pendant les minutes ou les heures de sentinelle : « Veiller en lisant un livre, ou en jouant sur votre smartphone. Veiller avec de la musique dans votre casque ou en écoutant les bruits de votre ville. »

Ce ne serait pourtant pas déroger à la laïcité de l’initiative, à une vraie et saine laïcité, de dire que l’on PEUT aussi profiter de ce temps pour prier.

Ce n’est pas de la vraie et saine laïcité que de laisser croire que, même pour les veilleurs chrétiens, la prière doive rester étrangère à ce combat.

Surtout pendant le mois d’octobre, quelques jours après la fête du Rosaire qui gagna la victoire de Lépante…