Dans la circonscription Grand-Est, la liste socialiste n’a obtenu que 13,23% des voix. Ce qui ne lui donne qu’un seul élu : la tête de liste, Edouard Martin (le fameux syndicaliste de Florange).
En deuxième position il y avait Catherine Trautmann. La non-réélection de cette socialiste sectaire et européiste de choc est vue comme une catastrophe, comme une impossibilité ontologique, par la gauche alsacienne. Au point que Roland Ries, l’actuel maire de Strasbourg, a… demandé à Edouard Martin de démissionner pour laisser la place à la Trautmann.
Sic. Mais il y a pire. Nadine Morano, tête de liste UMP, va encore plus loin, et « dit à Edouard Martin que s’il avait un peu de dignité il devrait démissionner et laisser sa place à Mme Trautmann. »
C’est-y pas beau, ça ?…
Bien entendu, Edouard Martin n’a aucunement l’intention de démissionner. Le suffrage l’a élu, il est élu, et la place est vraiment trop bonne pour qu’on la laisse. C’est tout le problème des socialistes : ils ne peuvent pas donner à Edouard Martin une sinécure qui ressemble, même de loin, à celle du Parlement européen…