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Riyad et les « terroristes » : l’occasion de rappeler que la dictature est une dictature

Dans un même geste spectaculaire, mercredi, lors d’une réunion à Riyad des chefs de la diplomatie du Conseil de coopération du Golfe, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont annoncé qu’ils rappelaient leur ambassadeur au Qatar, ce pays étant sommé d’arrêter son soutien aux Frères musulmans.

(Il est curieux de voir la monarchie wahhabite diaboliser les Frères musulmans et soutenir un régime « mécréant » en Egypte. La raison en est sans doute que l’une et l’autre – le régime qui n’est qu’un faux nez de l’armée – sont des clients des Etats-Unis.)

Hier, l’Arabie saoudite a publié une « première liste » d’organisations désignées comme terroristes. Parmi lesquelles… les Frères musulmans, au même titre que al-Qaida, l’État islamique en Irak et au Levant, le Front Al-Nosra, le Hezbollah et les rebelles chiites du Yémen…

Il est strictement interdit de soutenir ces mouvements de quelque façon que ce soit, ou d’exprimer la moindre sympathie.

Les Saoudiens qui participent « à des combats hors du royaume » ont 15 jours pour rentrer. En clair l’Arabie saoudite veut que ses ressortissants ne participent plus aux combats en Syrie, parce qu’ils sont pris en main par al-Qaida (qui a juré la destruction de la monarchie saoudienne liée aux Américains).

Mais ces gesticulations ont aussi pour but de resserrer la vis. Le ministère de l’Intérieur saoudien en profite en effet pour édicter (ou rappeler) les dispositions interdisant toute activité politique y compris sur internet et tout appel à manifester.