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Saint Raymond de Peñafort

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Peinture de Tommaso Dolabella, peintre vénitien installé à la cour du roi de Pologne à Cracovie sous Sigismond III Vasa (première moitié du XVIIe siècle). Il est notamment l’auteur d’une gigantesque et magnifique Bataille de Lépante (6,5 mètres sur 3) qu’on peut voir dans le château royal du Wawel.

Ce tableau (cliquez dessus pour l’agrandir), qui se trouve au couvent des Dominicains de Cracovie, illustre le miracle le plus éclatant de Raymond de Peñafort et qui termine sa notice du bréviaire : « Voulant revenir de l’île de Majorque à Barcelone, il étendit son manteau sur les eaux, fit cent soixante milles de chemin en six heures, et entra dans son monastère, bien que les portes en fussent closes. »

C’est ce que retient aussi l’oraison, écrite par le pape Clément VIII :

Deus, qui beátum Raymúndum pœniténtiæ sacraménti insígnem minístrum elegísti, et per maris undas mirabíliter traduxísti : concéde ; ut eius intercessióne dignos poeniténtiæ fructus fácere, et ad ætérnæ salútis portum perveníre valeámus. Per Dóminum…

O Dieu, qui avez choisi le bienheureux Raymond pour en faire un ministre admirable du sacrement de la pénitence, et qui lui avez fait traverser les eaux de la mer de façon merveilleuse, accordez-nous cette grâce, que, par son intercession, nous puissions porter de dignes fruits de pénitence et parvenir au port du salut éternel.

« Ministre du sacrement de pénitence », il le fut surtout comme confesseur de Grégoire IX, pape qui lui confia le soin de compiler les décrets des papes, ce qui n’avait encore jamais été fait, et ce fut une esquisse de ce qui deviendrait sous saint Pie X le code de droit canonique. Raymond de Peñafort, qui était devenu dominicain à 45 ans,  fut encore, avec saint Pierre Nolasque, le cofondateur de l’ordre de Notre Dame de la Merci.

Et bonne fête à mon évêque !