La bibliothèque Saeh de Tripoli au Liban, fondée par le prêtre grec-orthodoxe Ibahim Surouj, a été incendiée le soir du 3 janvier. Les deux tiers des quelque 80.000 livres et manuscrits sont partis en fumée.
Des militants musulmans accusaient le P. Surouj d’avoir publié un pamphlet antimusulman, alors qu’il n’est pour rien dans la brochure méchamment publiée sous son nom.
Mgr Samir Mazloum, vicaire patriarcal maronite, a condamné « un tel acte barbare qui va à l’encontre de l’humanité, du droit à la connaissance, du respect des religions et de la culture humaine ».
La veille, un employé de la bibliothèque avait été blessé par balles. Quant au père Surouj il a dû quitter Tripoli après avoir reçu des menaces de mort.
La bibliothèque, qui est aussi une maison d’édition, contenait des livres rares et anciens, et des ouvrages traitant de sujets politiques, sociaux, scientifiques, historiques, philosophiques, médicaux, artistiques, ainsi que des livres religieux chrétiens, musulmans, hindous, bouddhistes.