Comme on pouvait s’en douter, le père Lombardi a répondu à Eugenio Scalfari pour corriger, démentir et rectifier.
Il n’a évidemment aucun mal à montrer que François n’a pas « aboli le péché », même s’il laisse de côté le fait que par certains propos François peut laisser l’entendre, d’où la « méprise » de Scalfari.
Le père Lombardi pointe très bien d’autre part l’erreur d’interprétation de Scalfari sur le « tout en tous ».
Mais on constate qu’il ne répond rien à ce qui est le passage le plus long du texte de Scalfari, où celui-ci reprend et souligne ce qu’il y avait déjà dans son premier article et qui avait tellement fait de bruit, à juste titre : les deux idées connexes que chacun a sa conception du bien et du mal et sa conception de Dieu : nous chrétiens nous le concevons comme le Christ nous l’a révélé, mais chacun le lit à sa manière.
Or c’est tout de même stupéfiant qu’on laisse dire que le pape aurait proféré de telles choses.
Sauf, évidemment, si c’est vrai. Ce qui serait encore plus stupéfiant.