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A-t-on supprimé les moines ?

François s’est entretenu hier avec les quelque 120 supérieurs majeurs des ordres et congrégations de religieux, réunis à Rome.

Que sont les religieux ?

Réponse du pape :

« Ce sont des hommes et des femmes qui peuvent réveiller le monde. La vie consacrée est une prophétie. Dieu nous demande de sortir du nid et d’être envoyés sur les frontières du monde, en évitant la tentation de les “domestiquer”. Telle est la façon la plus concrète d’imiter le Seigneur. »

Or parmi les religieux, et même au centre, au cœur de la vie religieuse, il y a les moines, et autres contemplatifs cloîtrés.

Ont-ils encore le droit d’exister, ou sont-ils rayés de la carte ?

Il est vrai que l’Eglise n’a que faire d’« un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses » (exhortation apostolique Evangelii gaudium).

Cela me fait penser à un ancien évêque de Vannes, qui disait (en privé) que les bénédictins de Kergonan étaient « une secte ». François va-t-il officialiser ce jugement ?

Saint André

Parce que Jean était ainsi « l’ami de l’Époux », il ne cherchait pas sa propre gloire, mais il rendait témoignage à la vérité. A-t-il voulu retenir près de lui ses disciples et les empêcher de suivre le Seigneur ? Au contraire, il leur montra celui qu’ils devaient suivre ; car ils considéraient leur maître comme étant l’Agneau. Mais lui : Pourquoi portez-vous sur moi votre attention ? Je ne suis point l’Agneau ; « le voilà, l’Agneau de Dieu. » Auparavant il avait déjà dit à son sujet : « Voici l’Agneau de Dieu » Et de quelle utilité nous est l’Agneau de Dieu ? Voici, ajoute-t-il, celui qui ôte le péché du monde. « Ayant ouï cela, les deux disciples qui étaient avec Jean suivirent Jésus.

Voyons la suite : « Voici l’Agneau de Dieu », c’est Jean qui le proclame. « Les deux disciples l’entendirent parler ainsi et suivirent Jésus », Ils ne le suivirent pas encore comme pour s’attacher à sa personne ; le moment où ils devinrent définitivement ses disciples nous est connu, car Jésus les appela lui-même, alors qu’ils se trouvaient dans leur barque. En effet, l’un de ces deux disciples était André, comme vous venez de l’entendre ; or, André était le frère de Pierre, et nous savons par l’Évangile que, le Seigneur ayant vu Pierre et André dans leur barque, les appela en disant : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Et dès ce moment, ils s’attachèrent à lui pour ne plus le quitter. »

Si donc, maintenant, ces deux disciples suivent Jésus, ils ne le suivent pas encore comme ne le devant point quitter ; mais ils voulaient voir où il habitait et pratiquer ce qui est écrit : « Que ton pied use le seuil de sa porte ; va le trouver assidûment dès le point du jour et instruis-toi de ses préceptes » (Ecclésiastique 6, 35-36). Jésus leur montra où il demeurait ; ils y allèrent, et restèrent avec lui (ce jour-là). Quelle heureuse journée ils passèrent ! Quelle heureuse nuit ! Qui nous dira ce qu’ils ont recueilli de la bouche du Seigneur ? Édifions aussi nous-mêmes et préparons en notre cœur, une maison où le Sauveur vienne nous enseigner et s’entretenir avec nous.

Saint Augustin, traité 7 sur saint Jean, lecture des matines de la Vigile de saint André, hélas supprimée en 1955.

La sortie de Lord Sumption contre la Cour européenne des droits de l’homme

Lord Sumption, juge à la Cour suprême du Royaume Uni, a donné une conférence en Malaisie qui n’est pas passée inaperçue à Londres. Il s’en est pris en effet en termes peu diplomatiques à la Cour européenne des droits de l’homme, qu’il voit comme le « porte-drapeau international de la loi fondamentale fabriquée par des juges ».

Prenant en exemple les jugements répétés de la Cour enjoignant la Grande-Bretagne à donner le droit de vote aux prisonniers, il dit : « Donner force de loi à des valeurs pour lesquelles il n’y a pas de mandat populaire n’est démocratique que dans le sens où l’ancienne République démocratique allemande était démocratique. »

C’est la première fois qu’un haut responsable britannique accuse carrément la Cour européenne des droits de l’homme de saper la démocratie parlementaire.

Cette Cour, ajoute-t-il, utilise le mot « démocratie » comme un terme d’approbation de ses décisions ; or, comme disait George Orwell, « si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée ».

La Cour a transformé la Convention des droits de l’homme, qui devait être « une sauvegarde contre le despotisme », en « modèle pour de nombreux aspects de l’ordre juridique interne ». Ainsi l’article 8 qui garantit le droit à la vie privée et familiale a-t-il été conçu comme une protection contre la surveillance par des gouvernements totalitaires. Mais « dans les mains de la Cour de Strasbourg, il a été étendu au statut juridique des enfants illégitimes, à l’immigration et à la déportation, à l’extradition, à des aspects de la détermination des peines, à l’avortement, à l’homosexualité, au suicide assisté, à l’enlèvement d’enfants, aux droits des propriétaires et des locataires, et à beaucoup d’autres choses encore. Aucune de ces extensions n’est justifiée par les termes exprès de la Convention. »

« En pratique il est impossible de renverser par la loi les décisions de la Cour, sauf à se retirer tout à fait de la Convention », dit-il encore. Les démocraties « sont rarement détruites par un choc soudain et extérieur, ou par des décisions impopulaires ». Le processus est généralement « plus banal et insidieux » : elles sont « lentement vidées de ce qui les fait démocratiques, par un processus graduel de désintégration interne et de montée de l’indifférence ».

(Source : Mail Online, sauf la première citation qui est d’un article du Times réservé aux abonnés, cité par Open Europe.)

Vietnam : le parti communiste verrouille

La nouvelle Constitution du Vietnam a été adoptée à l’Assemblée nationale par 486 voix sur 488. Le président de l’Assemblée a souligné que la volonté du Parti qui venait de s’exprimer dans le texte de la loi fondamentale était en totale harmonie avec les souhaits et les aspirations du peuple…

Non seulement aucune des propositions émanant de la société civile, des évêques, des autorités bouddhistes, n’a été prise en compte, ni même évoquée, mais la nouvelle Constitution renforce encore le pouvoir absolu du parti communiste.

Le sud de la Libye est vraiment dangereux…

A Brak al Chati, près de Sebha, dans le sud désertique de la Libye, une quarantaine de personnes, des Libyens et des étrangers, ont pénétré hier soir dans un dépôt de l’armée pour voler des munitions. Une explosion s’est produite. Il y a au moins une quarantaine de morts.

(Pendant ce temps-là, à Benghazi, on se bat entre armée et milices jihadistes pour le contrôle de la ville.)

La folie « antiraciste » combinée à l’analphabétisme judiciaire

Je n’avais pas fait attention à l’annonce du jugement de Bobigny censurant des livres « antisémites » édités par Alain Soral, parce que je me disais que le personnage avait dû effectivement éditer, par provocation et pour sa publicité personnelle, des textes tombant évidemment sous le coup de la loi.

Mais j’apprends que parmi ces livres il y a Le salut par les juifs de Léon Bloy.

Il aura  fallu attendre l’an de disgrâce absolue 2013 pour qu’un juge français censure Léon Bloy.

Pour qu’un juge analphabète censure un livre qui est… contre l’antisémitisme…

Et qui est en outre un classique de la littérature française, où la justice ne devrait pas avoir le droit de mettre le nez. Ou alors il va falloir censurer bien des textes… à commencer par les textes ouvertement racistes de Voltaire, par exemple, et de quelques autres lumineux parangons des « valeurs de la République »…

Le centre parisien officiel de propagande islamique a été inauguré

Le bâtiment intitulé « Institut des cultures d’islam » (ICI) a été inauguré hier par Bertrand Delanoé et Dalil Boubakeur.

On ne nous parle plus « que » de 1.400 m2, alors qu’étaient prévus 4.000 m2.

Mais la chose reste la même : une grande mosquée municipale camouflée en centre culturel. Un centre culturel, donc financé par la Ville de Paris en conformité avec la loi de 1905, mais exclusivement dédié à la promotion de l’islam, et dont tout le rez-de-chaussée est une « salle de prière ». Etant entendu qu’en cas de besoin l’ami Boubakeur pourra louer d’autres « espaces » du centre culturel…

Younis Masih a été libéré

Younis Masih était en prison depuis 8 ans pour « blasphème ». Il avait été arrêté le 10 septembre 2005, après la mise à sac de son quartier par quelque 400 musulmans qui hurlaient au « blasphème ». Le 30 mai 2007 il avait été condamné à mort. Le 3 avril dernier il a été acquitté par la cour d’appel de Lahore. Mais c’est seulement le 10 novembre qu’il a été, et c’est seulement hier qu’on l’a appris. On ne nous dit pas pourquoi sa libération a tant tardé. Peut-être pour attendre que les musulmans oublient le verdict et son bénéficiaire. Parce que l’acquittement par la justice ne signifie pas qu’il puisse vivre en paix…

Asia Bibi, condamnée à mort en 2010, attend toujours son procès en appel dans le couloir de la mort de la prison féminine de Multan.

(Fides, Eglises d’Asie)

Addendum

L’avocat de Younis Masih, Me Mushtaq Gill, a reçu des menaces de mort par SMS, et des coups de feu ont été tirés à plusieurs reprises sur sa maison.