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Un sommet de novlangue

Ce serait honteux, raciste, xénophobe, de dire que nombre d’enfants roms sont dressés à travailler avec leurs parents comme de petits esclaves, ou à mendier et à voler, et montrent une étonnante débrouillardise et un remarquable savoir faire dans ces diverses activités. C’est très mal de dire de telles choses, donc je ne les dis pas. Véronique Decker non plus ne les dit pas. Véronique Decker est directrice d’une école primaire en Seine-Saint-Denis, et elle a une trentaine d’élèves roms.

Elle dit ceci :

« Nous essayons de faire de nos élèves des enfants créatifs. Les enfants roms, qui sont associés très jeunes aux activités de leurs parents, sont très matures dans des domaines comme le bricolage et l’organisation. »

Pas mal, non ?