Aujourd’hui, selon le calendrier traditionnel, c’est la fête de saint Lin, le deuxième pape, avec mémoire de sainte Thècle.
Il y a donc toujours la mémoire de sainte Thècle, alors que Rome a « supprimé » son culte en 1969, car sa vie et sa mort ne seraient qu’une « légende ».
Allez donc dire cela à Maaloula. Car il y a une raison supplémentaire d’évoquer (et d’invoquer) sainte Thècle en ce moment, c’est qu’elle est la sainte patronne de Maaloula : le couvent grec-orthodoxe de Maaloula est édifié sur le tombeau de sainte Thècle, qu’on appelle là-bas le « mausolée sacré », comme on appelle « église sacrée » la chapelle édifiée à côté.
On n’a pas de nouvelles récentes de Maaloula, mais il y a peu de chances que la fête de sainte Thècle ait son éclat populaire habituel. (C’est demain, le 24 septembre, dans le calendrier byzantin.)
Sainte Thècle, dont les iconoclastes romains ont décidé qu’elle n’avait jamais existé, est qualifiée de « Protomartyre et Egale-aux-Apôtres » par les Eglises byzantines (catholiques et orthodoxes). Voici le tropaire de la fête :
« Ta brebis, ô Jésus, crie d’une voix forte : “Mon époux, c’est toi que j’aime, c’est pour te chercher que je combats, c’est avec toi que je suis crucifiée et ensevelie par ton baptême. Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. Accueille, comme victime sans tache, celle qui par amour est immolée pour toi.” Par son intercession, ô Miséricordieux, sauve nos âmes. »
Ci-dessous le couvent Sainte-Thècle (Mar Taqla) de Maaloula, et la statue de sainte Thècle face au couvent.

