Il s’agit de Mgr Battista Ricca, qui vient d’être nommé prélat de la banque du Vatican (c’est un monsignore de la diplomatie vaticane, pas un évêque).
En 1999, Mgr Ricca arrive à la nonciature de Montevideo, après avoir travaillé dans diverses autres nonciatures. Il y arrive avec son « ami ». Lequel va loger à la nonciature, et y aura un emploi… En 2001, Mgr Ricca se bagarre dans un bar homosexuel et on le ramène à la nonciature le visage tuméfié. Une autre fois on le retrouve dans l’ascenseur en panne avec un jeune homme. C’en est trop pour le nonce, qui obtient le départ de Mgr Ricca… pour Trinidad et Tobago. Quand son « ami » quitte lui aussi la nonciature, il demande que ses malles soient envoyées au Vatican à l’adresse de Mgr Ricca. Mais les malles vont rester dans un coin. Quand le nonce les fait ouvrir pour en jeter le contenu, il découvre un pistolet et une quantité énorme de matériel pornographique.
C’était au moment où Jorge Bergoglio était archevêque de Buenos Aires, juste de l’autre côté du Rio de la Plata. Mais apparemment il n’en savait rien. Et François, juste après avoir reconnu qu’il y avait un « lobby gay » au Vatican, nomme l’un des représentants du dit lobby comme son homme de confiance à la banque du Vatican…
Si cette histoire immonde et sordide n’était pas racontée par Sandro Magister, j’aurais beaucoup de mal à y croire…
Addendum
Dépêche de l’agence ANSA, traduction Benoît et moi
(ANSA) – CITE DU VATICAN, 18 JUILLET – « Ce qui est affirmé sur le compte de Mgr Ricca est sans fondement »: c’est ce qu’a dit le Père Federico Lombardi à propos de ce qu’a rapporté l’Espresso sur le prélat de l’IOR.
Et voici la réponse immédiate de l’Espresso:
« Au Père Lombardi qui qualifie de sans fondement ce qui a été publié sur le compte de Mgr Ricca, l’Espresso réplique en confirmant point par point les faits référés par Sandro Magister dans son article, confirmés par plusieurs sources primaires, et dans l’ensemble, jugés à l’époque d’une gravité telle par les autorités vaticanes elles-mêmes qu’ils les ont contraintes de retirer le monsignore de la nonciature de l’Uruguay, où il était en service, créant le scandale auprès d’évêques, prêtres, religieuses et laïcs ».
On peut ajouter que les autorités vaticanes, au lieu de se répandre en démentis improbables et imprudents, pourraient vérifier la crédibilité de ce qu’a publié l’Espresso simplement en consultant l’abondante documentation en leur possession sur l’affaire, en particulier celle parvenue à l’époque de la nonciature de Montevideo. Une autre documentation est disponible auprès des autorités uruguayennes, des forces de sécurité aux pompiers (ndt: après l’épisode de l’ascenseur). Sans parler des nombreux évêques, prêtres, religieuses, laïcs, qui en Uruguay ont été témoins directes du scandale, et sont prêts à en référer.
