Le cardinal Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence des évêques d’Italie, a voulu célébrer lui-même, le 25 mai dernier, les funérailles de Don Andrea Gallo, grande figure de l’extrême gauche italienne, favorable à l’avortement, au « mariage » homosexuel, etc., qui se disait « prêtre de trottoir », évangélisé par les prostituées, les drogués, les clochards. Il y avait là des centaines de communistes, d’anarchistes et de gauchistes, qui ont copieusement hué le cardinal et ont interrompu son sermon avec le Bella Ciao. Car le cardinal Bagnasco s’est fait remarquer par ses fermes prises de position contre les unions et les pratiques homosexuelles. Le pire sans doute est que l’archevêque de Gênes, croyant sans doute montrer que l’Eglise est une grande famille où chacun a sa place, a (involontairement, mais fatalement) fait siffler le cardinal Siri quand il a dit que Don Gallo considérait l’ancien archevêque comme son « père et bienfaiteur », alors qu’il était la bête noire de la gauche et le type même de l’évêque « conservateur ».
Huées et sifflets pour Bagnasco, applaudissements pour Luxuria, soulignait la presse italienne. « Luxuria », c’est la personne qui se fait appeler « Vladimir Luxuria ». Un(e) transsexuel(le) très connu(e), qui a été député communiste, et qui était un(e) ami(e) de Don Gallo. Et le scandale des scandales a été que le cardinal Bagnasco a ostensiblement donné la communion à cette personne qui se fait appeler Vladimir Luxuria. Et il est inutile de bafouiller que peut-être Luxuria s’est récemment converti(e). Car il-elle a reçu la communion après avoir prononcé près du cercueil de Don Gallo (dûment orné de son écharpe rouge et de son bonnet noir) une allocution qui était un manifeste LGBT, longuement applaudi par l’assistance.
Franchement, je ne crois pas qu’on aurait vu cela Benedicto regnante.
(Benoît et moi, Corriere avec deux vidéos)
