« Avec Jean-Paul II, nous avons eu un pape qui est devenu saint ; avec François, nous avons un saint qui a été élu pape. » Sic.
C’est signé Antonio Gaspari, coordinateur éditorial de l’agence Zenit. On remarquera que le plus important n’est pas ce qui est témérairement avancé, mais ce qui est soigneusement tu : qu’il y a eu un pape entre Jean-Paul II et François.
Belgicatho est un blog d’orientation plutôt traditionnelle. Aussi est-ce avec surprise (et certains lecteurs belges ont dû s’étrangler) qu’on le voit vanter et reproduire une « excellente » interview du cardinal Danneels, fossoyeur de l’Eglise belge, soutien de feu le sinistre cardinal Martini. Belgicatho qui remarquait après l’élection de François : « Incontestablement, le cardinal Danneels est beaucoup plus joyeux qu’au lendemain de l’élection de Benoît XVI. »
Lors de son premier Angélus, François a cité le nom du cardinal Kasper, sans autre raison que de montrer sa proximité avec ce théologien de l’œcuménisme dévoyé. Le cardinal Kasper lui renvoie la balle, en violant ouvertement son serment de confidentialité : « Le cardinal Bergoglio a été dès le début mon candidat et dès le début du conclave j’ai voté pour lui. Il représente un nouveau commencement pour l’Église, pour une Église humble et fraternelle qui est là pour les gens, qui revient à sa source : l’Évangile ».
Je rappelle le désormais classique, mais que je n’avais pas encore cité : François est « le meilleur choix possible », selon le pire théologien possible : Hans Küng.
Addendum.
Le canoniste blogueur Edward Peters confirme que la déclaration du cardinal Kasper est une violation directe des termes du secret du conclave.