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La messe du pape

Pour la « Messe d’inauguration du ministère pétrinien de l’évêque de Rome François » (que le site du Vatican appelle néanmoins « Messe solennelle d’intronisation du Pape François »), on a échappé finalement aux Franciscains de La Verna (c’était encore Mgr Guido Marini qui était aux commandes et donc ce fut correct).

Mais on n’a pas échappé au pape qui ne chante pas et qui ne fléchit pas le genou devant le Seigneur sur l’autel (c’était pourtant noir sur blanc sur le livret : peine perdue).

Après le petit sermon palot de sa première messe, qui contrastait de façon saisissante avec celui de Benoît XVI à cette même occasion, je me disais qu’il réservait pour sa messe « d’inauguration » une homélie digne d’un pape qui commence son pontificat, qui trace une perspective, donne une direction, ou au moins élève le regard… Mais non. On a eu le droit à un autre petit sermon palot, tout gentillet celui-là. Du niveau d’un brave vicaire débutant.

Adieu donc les émerveillements devant les fulgurances spirituelles et les profondeurs d’exégèse de Benoît XVI.

Et je suis bien conscient que si c’est tout ce qu’il faut déplorer, ce sera très bien…

N.B. On remarquera que l’antienne d’introït n’a pas été chantée, alors qu’elle figurait dans le livret et qu’elle est évidemment obligatoire. Quant à l’antienne de communion, elle fut très mal chantée (c’était les franciscains ?).