Aux Pays-Bas, le député Schouten avait demandé au ministre des Finances et au Premier ministre une lettre sur la sortie de la zone euro. Le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem et le Premier ministre Mark Rutte ont envoyé au Parlement une lettre où ces deux européistes déclarent :
« Le gouvernement a inclus dans ses accords de coalition qu’il devrait être possible par consentement mutuel de sortir des dispositifs communautaires (Schengen, euro, Union européenne). Cela nécessite, dans le cas de la zone euro et de Schengen, une modification du traité, car le traité actuel de l’UE ne prévoit pas cette possibilité. »
La lettre se poursuit par deux paragraphes sur l’engagement du gouvernement néerlandais à tout faire pour la stabilité, la croissance… et l’intégrité de la zone euro…
Mais ce qui était présenté comme le simple rappel d’un élément de l’accord de coalition fait l’effet d’une bombe. Car on ne dit pas ouvertement ces choses-là quand on est un dirigeant européen responsable… Pire encore, quand on est, comme Jeroen Dijsselbloem, le président tout juste désigné de l’eurozone !
Il s’agit manifestement de l’effet Cameron. Et ça ne fait que commencer.