Dans l’homélie de Benoît XVI pour l’Epiphanie, on relève ce propos :
« Puisque Dieu est inquiet de nous, il nous suit jusque dans la mangeoire, jusqu’à la Croix. “En me cherchant, tu as peiné ; tu m’as sauvé par ta passion : qu’un tel effort ne soit pas vain”, prie l’Église dans le Dies irae. »
De temps en temps, le pape cite ainsi, manifestement à dessein, des références liturgiques qui sont davantage de la « forme extraordinaire » que de la « forme ordinaire ».
Il n’est pas absolument inexact de dire que l’Eglise prie ainsi dans le Dies irae, dans la mesure où le Dies irae figure quelque part, une fois, dans l’hymnaire de l’office de lecture, dans la seule version latine du nouvel office.
Mais en fait et en pratique il a totalement disparu de la néo-liturgie, et n’existe que dans la messe de Requiem de la forme extraordinaire.
On relèvera donc avec gratitude ce clin d’œil pontifical.