Six mois après la mort de Richard Descoings dans un palace newyorkais, la Cour des comptes se livre à un travail de démolition de sa politique, au marteau-piqueur et au bulldozer. Dès le 3 septembre, elle avait demandé que soit gelé le processus de désignation du successeur de Descoings jusqu’à la publication, en novembre, de son rapport définitif. Ce rapport qui a déjà été transmis au Monde par des petites mains pressées…
En bref, « la politique de développement de Sciences Po n’a pu être mise en œuvre qu’au prix d’une fuite en avant financière et d’une gestion peu scrupuleuse des deniers publics ». Les dirigeants s’en mettaient plein les poches, et le ministère avait augmenté d’un tiers les subventions sans aucun contrôle…
On rappellera quand même que Richard Descoings était un véritable héros de la pensée unique, encensé en permanence par tous les médias du système, et aussi bien par le pouvoir sarkozyste que par la gauche.