Otmar Issing, ancien chef économiste de la Banque centrale européenne, et l’un des pères fondateurs de l’euro, publie un livre intitulé : « Comment nous sauvons l’euro et renforçons l’Europe ».
Jusque-là, rien d’anormal. Mais dans ce livre il écrit :
« Tout milite en faveur du sauvetage de la zone euro. Combien de pays pourront en faire partie sur le long terme, cela reste à voir. »
Ce propos est parfaitement hérétique dans la bouche d’un père fondateur de l’euro. Premièrement parce que l’euro était conçu comme la monnaie unique de l’Union européenne, deuxièmement parce que Issing et ses complices l’avaient gravé dans le marbre du traité européen : aucun pays ne peut adhérer à l’UE sans adopter l’euro (ou promettre qu’il l’adoptera dès qu’il pourra).