Extrait de la réaction de Bernard Antony à la proposition de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines :
La première fête nationale française à avoir été établie par Louis XIII est celle du 15 août, grande fête chrétienne de la Vierge Marie.
Aussi les catholiques ne peuvent pas renoncer à ce qu’elle soit fériée ; et de même le jour de la grande fête de l’Ascension.
Si ces grandes journées de l’identité catholique de la France ne sont plus respectées par les décideurs de la vie politique et économique on ne voit tout de même pas pourquoi on continuerait à chômer obligatoirement le jour du 14 juillet qui, certes pour avoir été institué fête nationale, n’en commémore pas moins la fête de 1790 dite de la Fédération, célébrant elle-même un triste épisode de sanguinaire et déshonorante barbarie marquée par des scènes de dépeçage humain et d’anthropophagie: la prise de la Bastille.
Chrétienté-Solidarité, qui n’a rien contre une bonne république, souhaite donc que les entreprises françaises puissent librement fonctionner le jour du 14 juillet avec les personnes qui ne se croient pas obligées de marquer particulièrement l’anniversaire d’une journée tout de même pas très glorieuses. N’en déplaise aux intégristes du dogme républicain.