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C’est la faute à Sarko

Si Sarko est par terre c’est pas la faute à Voltaire, si Sarko a le nez dans le ruisseau c’est pas la faute à Rousseau : c’est la faute à Sarko.

Même face à l’ectoplasme euh-euh de gauche euh, même avec l’aide des malgré-nous du moindre pire, il n’y avait guère de chance qu’il réussisse à passer. Il avait depuis si longtemps une cote de popularité au ras du bitume. Avec une arrogance sans précédent, il s’était fait élire en faisant des promesses séduisant ceux qui trouvent qu’il y a trop d’immigration, qui veulent défendre l’identité de la France et les valeurs qui vont avec, et en se targuant de devenir le président du pouvoir d’achat. Entre les promesses qu’il n’avait aucunement l’intention de tenir, et celles qu’il n’a pas pu tenir, il s’est politiquement suicidé. Et en reprenant les mêmes promesses, en y ajoutant celles d’un nouveau don quichotte face aux moulins de Bruxelles, il a achevé de se discréditer.

Il n’était pas possible de le rattraper. Il s’est écrasé.

Et l’on se retrouve avec le flan de gauche. L’impossible suppléant de l’international séducteur musclé des palaces. Celui que la presse anglo-saxonne appelle « Monsieur Normal », pour dire qu’il n’y a rien à en dire. Toutefois c’est la première fois qu’on aura à l’Elysée un président avec concubine. Et cela en tout cas ce n’est pas normal. Comme ne sont pas normales quelques autres des anti-valeurs de l’autre nom du fromage qui a réussi à se trouver le fromage suprême.

Il reste maintenant aux Français qui ne partagent pas ces anti-valeurs d’essayer de trouver une Assemblée nationale qui s’y oppose.

P.S. Un truc amusant. Dans mon village, Nicolas Sarkozy a obtenu une voix de plus que François Hollande. Si ma femme et moi n’avions pas voté, Hollande aurait eu une voix de plus que Sarkozy. Dommage que mon village ne soit pas la France.