Close

Fausse nouvelle (heureusement)

Hier en fin d’après-midi, l’AFP annonçait : « L’Académie pontificale donne son feu vert aux OGM, jugées non dangereuses ». Et le texte cité disait même que les OGM permettent de faire face à la faim dans le monde et qu’il faut non seulement les utiliser mais aller encore plus loin.

Cette nouvelle a été répercutée ici et là, et naturellement simplifiée, comme d’habitude : « Le Vatican favorable aux OGM ».

En fait, si on lisait attentivement la dépêche, on découvrait qu’il ne s’agissait en rien d’un texte de l’Académie pontificale des sciences (qui en rien, de toute façon, un organe du magistère de l’Eglise), mais d’une étude à paraître dans une revue qui ne dépend en rien du Saint-Siège, signée de 40 scientifiques… dont 7 font ou ont fait partie de l’Académie pontificale des sciences.

Aujourd’hui, dit l’AFP dans une nouvelle dépêche, « le Vatican minimise la portée du feu vert aux OGM donné par une étude ». La dépêche fait écho à un communiqué du P. Lombardi, que voici intégralement :

« A la suite d’une demande de clarification à propos de la publication de la déclaration finale de la semaine d’étude sur « les plantes transgéniques pour la sécurité alimentaire dans le contexte du développement », parrainée par l’Académie pontificale des sciences, le directeur de la salle de presse, le P. Federico Lombardi, a donné la réponse suivante :

La semaine d’étude en question s’est tenue au siège de l’Académie pontificale des sciences du 15 au 19 mai 2009, avec la participation de 40 experts, dont 7 des Académiciens pontificaux, parmi lesquels le défunt Président Nicola Cabibbo. Les autres experts étaient extérieurs. La Déclaration finale, aujourd’hui publiée dans les Actes de la semaine d’étude édités par Elsevier, porte la signature des participants, elle a par conséquent la valeur de leur autorité scientifique. Cependant elle ne doit pas être considérée comme une déclaration de l’Académie pontificale des sciences, puisque l’Académie, qui compte 80 membres, n’a pas été consultée sur le sujet et n’a pas à son programme une telle consultation. A fortiori, la déclaration ne peut être considérée comme une position officielle du Saint-Siège ou du magistère de l’Eglise sur la question. »