Le président du Pakistan a gracié Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, sans attendre donc le procès en appel.
Des organisations musulmanes projettent des manifestations pour dénoncer cette décision.
En fait c’est maintenant qu’on peut craindre le pire pour Asia Bibi.
Le 11 novembre, un Pakistanais accusé de blasphème, qui avait été relâché le 3, a été tué devant chez lui. L’inspecteur en charge de l’enquête a déclaré : « Aucun musulman ne tolère qu’un homme commette des actes blasphématoires. »
Le 19 juillet, deux frères chrétiens avaient été assassinés à la sortie du palais de justice où ils comparaissaient pour blasphème.
Addendum
L’Associated Press dit que le ministre des Minorités a estimé que selon les premières conclusions, Asia Bibi a été accusée injustement, et qu’il remettra son rapport au président Zardari mercredi, se disant « optimiste quant à sa libération ».