Le drame polonais ne peut se comprendre qu’à la lumière de la foi. Les Polonais ne s’y trompent pas. La double « coïncidence » (70e anniversaire de Katyn, 5e anniversaire liturgique de la mort de Jean-Paul II) est impressionnante. Le choc est un puissant ferment de réconciliation polono-russe (deuil national, ce jour, en Russie, pour des Polonais…), sur fond œcuménique (les aumôniers militaires catholiques, orthodoxe et protestant ont péri ensemble), et la Pologne célèbre son unité nationale et sa ferveur chrétienne, aux yeux d’un monde ébahi par tant de… foi.