Pour une fois qu’une dépêche de l’AFP est sympathique, on ne va pas s’en priver. (On remarque que l’auteur a même oublié d’utiliser l’expression « extrême droite ».)
Le président du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, a annoncé vendredi à l’AFP qu’il comptait s’atteler à la rédaction de ses mémoires, afin de conter « soixante ans de vie publique » et quelques « secrets ».
« Oui je veux le faire, moins pour mon parcours politique à proprement parler, encore qu’il risque d’être intéressant (…) mais aussi pour ma famille, pour le monde d’où je viens », a-t-il déclaré lors d’une visite de l’ancien siège du parti à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).
« Je suis né entre les deux guerres, j’ai été témoin d’un certain nombre de choses, je voudrais raconter cela, ne serait-ce qu’à mes enfants et à mes amis », a expliqué M. Le Pen.
A 81 ans, celui qui a fondé le FN en 1972 est l’un des doyens de la vie politique française.
Il a confirmé qu’il ne se lancerait pas, « sauf événement extraordinaire », une sixième fois dans la course à l’Elysée en 2012.
Dans ses mémoires, dont il n’a pas donné de date de publication, il envisage de révéler « peut-être quelques secrets », a-t-il poursuivi. « Oh je n’en ai pas beaucoup dans ma vie politique, mais quand même, quelques éclairages qui peuvent être intéressants et aider à comprendre les événements ».
Elu pour la première fois député en 1956, finaliste surprise de la présidentielle de 2002, mobilisant contre lui des millions de Français, M. Le Pen a souligné que son livre permettrait de corriger la « diabolisation » dont il assure avoir été victime de la part de ses adversaires durant sa carrière.
« Ils ont essayé d’empêcher ce qu’ils appellent avec mépris +les populistes+, c’est-à-dire, ceux qui sont très près du peuple, d’arriver vers le pouvoir », a affirmé M. Le Pen, réélu député européen en juin et chef de file des prochaines élections régionales en Paca.