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Justice turque

A la mi-décembre, un groupe d’universitaires turcs avait lancé une pétition ainsi libellée :

« Ma conscience ne peut accepter que l’on reste indifférent à la Grande Catastrophe que les Arméniens ottomans ont subie en 1915, et qu’on la nie. Je rejette cette injustice et, pour ma part, je partage les sentiments et les peines de mes soeurs et frères arméniens et je leur demande pardon. »

Des plaintes avaient été déposées. Mais, le 26 janvier, le procureur général d’Ankara avait estimé que la pétition s’inscrivait dans les limites de la liberté d’expression (les auteurs s’étant bien gardés d’utiliser le mot de « génocide » qui entraîne automatiquement une condamnation).

Hier, la première cour d’assises de Sincan, dans la périphérie d’Ankara, a annulé le non-lieu. De ce fait, des poursuites peuvent être engagées contre les auteurs et les signataires de la pétition.