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Le Pen sur Sarkozy et sur les élections

Dans un entretien à l’AFP, Jean-Marie Le Pen estime que, neuf mois après l’installation de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, « on peut porter un jugement sur l’exercice du pouvoir ». Il espère que les Français ont « pris conscience de la distance immense qui sépare les promesses de M. Sarkozy des réalisations » : « Malgré la brillance de ses discours, il n’a pas changé fondamentalement les choses, car il ne s’attaque pas au vrai grand problème de la France qui est l’immigration massive », cause principale des « déficits vertigineux des finances françaises », de la crise du logement ou de l’insécurité.

Toutefois, ajoute-t-il à propos des municipales et des cantonales, « j’ai peur que ce soit la gauche qui bénéficie » de la situation, « sans avoir aucun mérite particulier, simplement par le fait d’exister, d’être implantée et d’avoir son filet ouvert ». Mais la gauche « ne mérite pas d’être l’alternative du pouvoir sarkozyen. J’espère que les Français vont se rendre compte que le FN est nécessaire dans la vie publique et lui donner les moyens de s’exprimer. »