Le général italien Fabio Mini, qui a dirigé les forces de l’OTAN au Kosovo en 2002-2003, écrit dans le Corriere della Serra que l’indépendance « conviendra à ceux qui commandent : Thaçi (le Premier ministre) qui fait des affaires avec le pétrole, Ramush Haradinaj (ancien Premier ministre) qui est jugé devant le Tribunal pénal international de La Haye , Agim Ceku (ancien Premier ministre) qui veut devenir généralissime), Behgjet Pacolli (homme d’affaires milliardaire) qui a besoin d’un endroit pour mettre l’argent de son empire ». Il précise : « Ce qui intéresse les clans, c’est un endroit en Europe où vont s’ouvrir de nouvelles banques. Un port franc pour l’argent qui arrivera de l’Est. Monte-Carlo, Chypre, Madère ne sont plus sûres. Je comprends la hâte des Kosovars. Je ne comprends pas celle de la communauté internationale. » En bref, la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par l’Italie serait une « erreur fatale ».