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Les profanateurs de Toulouse

Quelques précisions (d’après La Dépêche) sur les cinq profanateurs de cimetières de Toulouse (qui avaient saccagé plus de 120 tombes l’été dernier).

Ils ont été mis en examen hier pour « destructions ou dégradations graves en réunion en raison d’une appartenance ou de la non-appartenance vraie ou supposée à une religion de la personne propriétaire ou utilisatrice du bien » (l’aspect anti-chrétien est donc retenu).

Ce ne sont pas des ados à la dérive mais des adultes âgés de 25 à 27 ans.

L’un d’eux, très connu dans sa commune de la banlieue de Toulouse, est animateur dans une école, où il bénéficie d’une excellente réputation…

Un autre est élève ingénieur, « à l’aise dans ses études » et membre d’un groupe de black métal. (Tous les cinq sont adeptes de la « musique » black metal, notamment du groupe toulousain Putréfaction…)

Parmi les cinq, une femme, considérée comme l’égérie du groupe par les enquêteurs. « Elle revendique son goût du sang dans certains entretiens et son site sur internet rassemble des photos où son goût des vampires et des cimetières est clairement affiché. » Elle a déjà été inquiétée dans une affaire similaire en 2000. Elle est modèle à l’occasion et travaille dans un restaurant… végétarien.

L’AGRIF, « qui avait immédiatement réagi et s’est portée partie civile dans cette affaire, félicite la police nationale qui a arrêté les présumés coupables ».

Précision, apportée par Jeanne Smits dans Présent : dans un premier temps, le juge d’instruction avait rejeté la emande l’Agrif de se porter partie civile, au motif que Amandine Tatin avait avoué avoir agi en haine « des religions », et non pas seulement de la religion chrétienne. L’Agrif avait fait appel de ce rejet. Il a suffi que son avocat fasse constater par le magistrat les statuts de l’Agrif et la liste des méfaits des profanateurs pour justifier sa présence au procès.